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Archives Nationales. D. VI, 8, n

fenêtres de chaque côté, deux à l’avant près du cocher, et une banderolle peinte portant: Entreprise générale des Carolines.

Les Favorites, de mêmes forme et aspect, et même nombre de chevaux, portaient, comme banderolle : Entreprise générale des Favorites, 25 centimes par distance.

Les Omnibus, traînés par trois chevaux, étaient divisés en trois parties ou trois coupés, avec la banderolle suivante : Entreprise générale des Omnibus.

En 1841, Vaugirard était desservi par les lignes suivantes : Les Favorites, les Parisiennes, les Tricycles.

Les Favorites partaient de la grande rue de Vaugirard, non loin de la mairie, suivaient cette grande rue, la rue du Parc, les rues de l’Ecole et de Sèvres. Elles entraient dans Paris par la barrière de Sèvres jusqu’à la rue Saint-Lazare, aux Bains de Tivoli.

Les Parisiennes stationnaient à l’extrémité de la grande rue de Vaugirard, au delà de l’église, et la parcouraient d’un bout à l’autre jusqu’à la barrière de Vaugirard. Le terminus dans Paris était à la place Saint-Sulpice.

Les Tricycles partaient delà barrière du Maine, près la gare du chemin de fer, et allaient jusqu’à la porte Saint-Denis1.

Cette dernière voiture comportait une longue caisse fermée, sans impériale, portée sur trois roues, dont une devant et deux à l’arrière; elle était traînée par deux chevaux. Une banderolle portait: Service public des Tricycles , 20 centimes.

En 1 853, on y trouve des stations de fiacres et de cabriolets. Par une délibération du i3 février de cette année, le Conseil municipal de Vaugirard fixe le tarif de stationnement de ces

voitures dans la rue de Sèvres, aux abords de la barrière, au prix de o fr. 2 5 le mètre superficiel ; soit, pour un cabriolet, 2 francs par mois, et, pour un fiacre, 2 fr. 25 *.

Les bornes-fontaines des rues de Vaugirard apparaissent pour la première fois en 1834. Dans sa séance du 17 octobre, le Conseil décide de prendre quatre concessions d’eau de cinq années à la Compagnie Dorival, pour desservir quatre bornes établies : i° rue de Vaugirard, au-dessus de l’église ; 20 rue de Vaugirard, n° 91 ; 3° rue de Vaugirard, n° 55 ; 40 rue de Sèvres, entre les maisons Laby et Soudée. Pour le prix de 1.200 francs, la Compagnie devait fournir, par chaque borne, dix muids d’eau par jour, pendant toute l'année. En 1840, ce traité fut prorogé pour un an seulement, en raison des plaintes élevées dans la commune sur le service2.

Le 3 février 1843, le maire de Vaugirard fut chargé de négocier avec la Ville de Paris pour obtenir une concession à la commune des eaux provenant du puits artésien de Grenelle.

Au moment de l’annexion, le nombre des bornes-fontaines était de 21, et la dépense s’élevait à environ 85o francs par année. Leur but était surtout le nettoyage des rues et non pas de servir de fontaines publiques pour les habitants, qui devaient avoir des concessions. Toutefois, en vertu d’un traité passé avec la Compagnie des eaux, la commune avait obtenu, pour les indigents porteurs de leurs cartes, l’autorisation d’y puiser de l’eau3.

Un traité, conclu du 28 décembre 1 835 au iermai 1843, entre la commune de Vaugirard et MM. Bordier, Marcet et Cie, assurait l’éclairage à l’huile des rues de la localité. Moyennant

1. Archives de la Seine. Carton de Vaugirard. L (suite), M. I.

2. Archives de la Seine. Registres n”‘ 1 et 2 des délibérations du Conseil Municipal de Vaugirard.

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