Archives Nationales. Z- \z5i
2, Archives de la Seine. Carton Vaugirard. L.
sont frappés de l’idée que le fléau du choléra n’existe pas, et que ceux qui meurent sont empoisonnés ; ce qui les irrite contre ceux qu’ils supposent, à tort ou à raison, de les empoisonner; et malheureusement on entretient chez eux cette erreur par malveillance l.
Dans la séance du 24 août 1 838, le maire appelait l’attention de son Conseil municipal sur les difficultés de plus en plus grandes rencontrées pour l’envoi des malades de Vaugirard dans les hôpitaux de Paris. Afin d’y obvier, il proposait l’établissement d’un hôpital sur le territoire de la commune, qui pourrait être aménagé dans une maison de la place de l’École2.
En dépit d’une décision conforme, adoptée à ce sujet, l'hôpital ne fut pas établi, et les malades de Vaugirard continuèrent à être évacués sur les hôpitaux parisiens. Il semble bien, d’ailleurs, que les municipalités postérieures ne se montrèrent pas trop mécontentes de cet état de chose:
Jusqu’en 1 856, écrivait le maire Thiboumery, les malades de la commune de Vaugirard recevaient gratuitement les soins dans les hôpitaux de Paris. En cette année, la Ville de Paris mit à la charge des communes suburbaines, une partie de la dépense de leurs malades. L’abonnement mis à la charge de Vaugirard fut fixé à 5.000 francs. Grâce à l’acquittement de cette somme, de beaucoup inférieure à celle qu’occasionneraient les soins à donner aux 1637 malades envoyés annuellement dans les hôpitaux, la commune se trouve déchargée des embarras multiples résultant pour elle de l’absence d’établissements hospitaliers communaux 3.
Ajoutons qu'au moment de l’annexion, Vaugirard comptait : 9 docteurs en médecine, i officier de santé, 7 pharmaciens, 11 sages-femmes, 8 herboristes4.
L'Assistance Publique de Paris possédait de nombreux terrains à Vaugirard, provenant de la Ferme du Pressoir.