Archives Nationales. Z
Cette route, affirmaient les pétitionnaires, qui était pavée en 1752, avait été dépavée par l’ordre de l'abbaye de Saint- Germain-des-Prés pour utiliser les matériaux à la viabilité des environs de leurs maisons d’Issy et de Vaugirard :
Tout l'atteste encore de nos jours, ajoutaient-ils, des vestiges de pavage existent, le pont de la Bonde est couvert d’une surface de 140 pieds de pavage, les terres du côté de la Seine sont flanquées de murailles qui soutenaient le pavage de la route *.
En 1846 Vaugirard comprenait 342 ha. 87 a. 18 ca. de propriétés bâties, dont 2 ha. 07 a. 97 ca. en bâtiments communaux et 3o ha. 29 a. 32 ca. en rues et places publiques. Le réseau des rues représentait une longueur de 33 km. 658 m.1 2.
Rappelons, en passant, que dans certains Guides des environs de Paris, datant du commencement du dix-neuvième siècle, la localité est souvent divisée en deux parties : Vaugirard le Grand et Vaugirard le Petit. La première dénomination s’appliquait à l’ancien village proprement dit et à sa partie située vers Issy ; la seconde indiquait la section de cette localité qui avoisinait l'enceinte des Fermiers généraux. C’est ainsi qu’un Guide de 1 835 dit': « le Petit Vaugirard n’est qu’une dépendance du village principal. Il renferme le cimetière de l’Ouest... 3 »
Pour assurer du travail aux nombreux ouvriers en chômage et aux indigents de la commune, le Conseil municipal de Vaugirard, dans sa séance du 5 janvier 1847, décidait de les employer au nivellement et au pavage des voies reconnues en mauvais état. Les fonds étaient prélevés sur la somme de 4 millions allouée aux communes, par ordonnance du 18 dé-