‹ VaugirardChapitre 208 sur 244 · Bibliothèque Nationale. Estampes. Topographie, Va · texte numérisé non relu

Bibliothèque Nationale. Estampes. Topographie, Va

Amortissement, par /’ Abbaye de Saint-Gertnain-des-Prés, de on^e livres quatorze sols de rente que Sitnon de Bucy domia sur plusieurs pièces de terre sises dans la seigneurie de la dite Abbaye, et destinées à former le gros de la cure de Vaugirard, fixé à vingt livres. 20 juillet i355.

A tous ceulx qui ces présentes lettres verront et orront, Geofroy, par la permission de Dieu, humble abbé et tout le couvent de l'église de Sainct-Germaindes-Prez emprès Paris, salut en Notre Seigneur.

Comme les habitansde la ville et paroiche de Vaugirard feussent tenus asseoir a la paroiche et cure vingt livres parisis de rente annuel et perpétuel, pour le gros de la dite paroiche et cure d’icelle, eussent pour ce requis personne noble discret et saige Monseigneur Symon de Bussy, chevalier et conseiller du Roy notre sire, et Madame Nieve, sa femme, ayans maisons et heritaiges en la dite paroiche et ville de Valgirard que de leur grâce et begnimite', ils nous lisent pour et en acquict d’iceulx habitans acquerre et asseoir a la dite paroiche dessus dicte, vingt livres de rente annuel et perpétuel et par telle manière que ladite paroiche et cure d’icelle la puissent tenir perpétuellement sans ce qu’il puissent estre contrainetz de la mectre hors de la main d’iceulx paroiche et cure en promectent aus dits mariez de leur faire recompensation convenable laquelle des dits habitans d’eux avoient faicte parce que iceulz habitans au nom et pour iceulx mariez auroient assis a nous et a notre eglise vingt livres de rente a Parisis sur leurs masures qu’ilz tiennent et ont en ladite ville de Valgirard, si comme iceulx mariez affermoient plus a plain ce estre contenu en lectres scellez du scel du Chastelet de Paris et en aultres scellés noz servants, lesdits chevalier et dame, pour les

causes desçus dites et pour ce qu’ilzsont patrons de ladite cure ayent assigné et assis à perpétuité a ladite paroisse es nom de Valgirard, six arpens de terre assis devant les Chartreulx au lieu que l’on dict Poligni, chargé de trois solz parisis chacun an au grenetierde Sainct Germain des Prez a la Sainct Remy. Item a la poincte de Losme, deux arpens charge de douze deniers a payer au celerier de Sainct Germain des Prez au terme de la Sainct Remy. Item au pre au Clercs, arpent et demy en deux pièces charges de seize deniers payez a la Sainct Remy, au grenetier de Sainct Germain. Item au sentier Gubert ung arpent chargé de quatre deniers a la Sainct Remy paÿez a la salle de Icy. Item a la Thuilerie trois quartiers chargés de quatre deniers tournois payez a la Sainct Remy a la sale de Icy. Item au noier a Chastenay ung arpent chargé de deux solz de cens au jour et an Sainct Remy, payez a la Salle de Icy. Item en Valboutron cinq quartiers et demy chargés a vingt deux deniers a la Sainct Remy a la dite Salle d’Issy. Item es Plains, demy arpent chargé en six deniers a la Sainct Remy, au grenetier de Sainct Germain. Somme quatorze arpents et demy quartier l'arpent au pris de huict solz parisis de rente a toutes les charges dessus esclarés qu’ilz doibvent, somme cent treize solz parisis. Item trois arpens de vigne assis Emons dicy tenus en censive des hoirs feu Estienne Aragon a sept deniers de cens, un fons de terre en notre haulte justice baillée pour le pris de soixante solz parisis de rente annuel et perpétuel. Item les prez des Noes contenant environ cinq quartiers tenus des religieuses des Porées à neuf solz de cens ou fondz de terre ou environ en notre haulte justice baillée pour le pris de trente solz de rente annuel et perpétuel. Item trente deux solz parisis de rente assis sur ung jardin séant a Meudon, en nostre justice ; baillé icellui jardin a ladite rente pour trente deux solz parisis annuel et perpétuel, a certaines gens et payèrent ladite paroiche encore six deniers de fons de terre a nous et des tenans et possesseurs icelluy par d’uy ladite paroisse. Etencore recepvons annuellement et perpétuellement trente deux solz parisis de rente. Combien que iceulx mariez ne la baillent a ladite paroiche et encore que pour trente sept sols parisis de rente somme d’icelles trois parties. Six livres parisis de rente annuel et perpétuel, somme toute de ce que est tenu dessoubz, nous et nostre eglise unze livres treize sols parisis de rente annuel et perpétuel, et nous ayent les dietz chevalier et dame supplié, prié et requis a grand instance que entand comme a nous est et peult appartenir pour amour et contemplation deulx a la dicte paroiche et cure et au curés de Valgirard que pour le temps seroit veillons octroyer que perpétuellement et paisiblement ilzles puissent tenir sans que nous ne nos successeurs les puissions contraindre a les mectre hors de leur main en prenant toutefois annuellement et perpétuellement les ecus et les rentes dessus dicts et que les dicts heritaiges nous doibvent.

Nous considerans et attendans les bons et agréables services que le dit chevalier a fait a nous et a nostre eglise dont nous sommes et confessons estre tenues grandement a luy et au sciens, de grâce meure délibération et conseil a nostre chapitre general, avons octroyé et octroyons, donné congé et donnons par ces présentes lettres pour l’amour contemplation des dietz mariez que iceulx paroi-

che et cure de Valgirard eit les curés y pour le temps a venir seront teneus perpétuellement les dictz heritaiges, terres et rentes sans que nous ou noz successeurs les puissions contraindre à mectre hors de leur main ne les molester en quelque manière pour occasion d’iceulx ne leur en demander ou requérir aulcunes finances ou prouffitautres que de noz cens et rentes dessus dicts que les dictz heritaiges doibvent comme dict est, sauf et réserve a nous et a nostre dicte eglise, toute la justice et seigneurie que nous avons par avant aux choses dessus dictes, et promectons en bonne foi et sur l’obligation de tous les biens temporels de nostre eglise de nous et de noz successeurs presens et advenir a avoir et tenir par nous et par noz dictz successeurs l’octroy et congé et toutes les choses dessus dictes fermes et estables a tousjours perpétuellement et a non venir ne faire venir pour quelque cause ou raison, par quelque voie que ce soit contre la teneur de ces lectres ou contre la teneur des choses contenues en icelles jamais a nul jour ou temps a venir.

En tesmoing de ce nous abbé et couvent dessus dict avons scellé ces présentes lectres de noz propres sceaulxqui furent faictes et données en nostre dicte église de Sainct Germain des prez le vingtiesme jour de juillet l’an de grâce mil trois cens cinquante cinq.

Et au dos dicelles est escriptce qui s’ensuyt : Admortissement de unze livres quatorze solz de rente que Monseigneur messire Simon de Bussi laissa a la cure de Valgirard et bailla sur plusieurs pièces de terres *.

Bail à Jerme à vie du port de Grenelle consenti au Sieur Macheco, seigneur de Passy , par les Religieux de Saint-Germain-des-Prés, i5 mars i5oj.

Maistre Mathieu Macheco, Seigneur de Pacy lez Paris, huissier du Roy notre sire, en sa Cour de Parlement, confesse que dès l’an 1507, il print et retint à titre de rente à la vie de luy, sa femme, et ses enfans, nez et à naistre et du survivant d’entre eux, si elle ou iceluy Macheco mourroient sans enfans, que le survivant pourroit nommer ou faire nommer durant sa vie une personne telle que bon luy semblera qui aussy jouira sa vie durant comme un d’entre eux, de M" les Religieux, abbé et couvent de l’église et monastère Mr Saint Germain des Prés, aussy les Paris ; c’est à scavoir tout le droit que les dits religieux, abbé et couvent du dit Saint-Germain ont et peuvent avoir a quelque titre, cause, raison et moyen que ce soit et puisse être au port et passage étant en la rivière de Seine

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