‹ VaugirardChapitre 207 sur 244 · Archives Nationales. F* n. Seine · texte numérisé non relu

Archives Nationales. F* n. Seine

les présents d’Artaxercès et à joindre ses protestations aux autres. Mais la loi du 1 6 juin 1869, avec la tyrannie des choses inéluctables, les balaya toutes et fît triompher le principe de l’extension des bornes de la capitale :

Article i'r. Les limites de Paris sont portées jusqu’au pied du glacis de l’enceinte fortifiée. En conséquence, les communes de... Vaugirard... sont supprimées.

Sont annexés à Paris les territoires ou portions de territoires de ces communes...

On sait que certaines localités annexées à Paris avaient laissé des parcelles de leur territoire de l’autre côté de l’enceinte de Louis-Philippe, et que ces parcelles furent rattachées aux Municipalités les plus voisines, restées extra-muros. Ce ne fut pas le cas de Vaugirard, dont la superficie totale fut incorporée à Paris et devint une partie des XIVe et XVe arrondissements nouveaux, pour la plus grande fraction, dans le XVe. L’enceinte de 1840, en effet, n’avait pas sectionné la commune de Vaugirard et avait suivi à peu près la ligne de démarcation la séparant d’Issy.

Voici les limites, c’est-à-dire les voies publiques, qui, actuellement, circonscrivent, dans le domaine parisien, les territoires qui formaient, avant i85ç, la ville de Vaugirard :

Le boulevard Garibaldi depuis la place Cambronne; le boulevard Pasteur; le boulevard de Vaugirard; l’avenuedu Maine, de la place du Maine à la rue de Vanves; la rue de Vanves, de l’avenue du Maine au passage des Grisons; une ligne idéale, du passage des Grisons à la rue Vercingétorix; la ligne de chemin de fer jusqu’à la Petite rue de Paris; la Petite rue de Paris; la Villa Lefebvre; le boulevard Lefebvre; le chemin des Périchaux jusqu’au milieu des magasins à fourrages ; une ligne idéale de ce point au boulevard Lefebvre; le boulevard Lefevre;

le boulevard Victor jusqu’à la rue du Hameau; une ligne idéale, de la rue du Hameau à la rue de Lourmel; la rue de Lourmel, de ce point à la rue de Javel; la rue de Javel, de la rue de Lourmel à la rue Croix-Nivert; la rue Croix-Nivert jusqu’à la rue Mademoiselle; la rue Mademoiselle jusqu’à la rue Maublanc; de ce point, une ligne hachée jusqu'à la place Cambronne.

La presque totalité de ces territoires forma une partie du XVe arrondissement parisien. Une petite partie fut incorporée au XIVe, qui était celle située entre la ligne du chemin de fer de l’Ouest, l’avenue du Maine et la rue de Vanves, et qui avait été jadis l’ancien quartier de Plaisance de la Ville de Vaugirard.

Nous groupons ici la nomenclature de quelques estampes concernant Vaugirard, en général, que nous n’avons pu intercaler dans les différentes sections de notre ouvrage ;

Une gravure de Mariette (dix-huitième siècle), intitulée : « Vaugirard près Paris», i5 X 6, montrant quelques bâtiments et une tour en ruine.

Deux mines de plomb, io xô, « Vaugirard vers 1785 », représentant des paysages, dans l’un desquels est un moulin à vent et dans l’autre, une haute maison en ruine.

Aquarelle, 46X 21, texte : «Vue des environs de Paris prise de Vaugirard, dessinée par P. Crépinet, géomètre, 1820. » Cette pièce, très line et très curieuse, montre les plaines de Vaugirard et de Grenelle, avec leurs jardins et leurs propriétés.

Aquarelle, 40 X 19, du même auteur, intitulée : « Vue de Paris prise de la maison dite de l’horloge, à Vaugirard, 1820. » Le premier plan, consacré à Vaugirard, montre une suite de jardins et de maisons.

Gravure, 20 X 12, texte: « Maison de campagne de M. Se-

res, médecin à Vaugirard, dessiné et gravé par Orgiazzi b. Cette vue, qui doit dater de 1820, montre une propriété bourgeoise entourée dejardins.

Aquarelle, 3o x 19, intitulée : « Le mont Valérien, vu de Vaugirard, Ier mai 1844 ». Le premier plan est consacré à Vaugirard, que l’on voit avec ses champs et ses jardins.

Une lithographie en couleur, de H. Daumier, scène de charge intitulée : « Horticulteurs de Vaugirard allant à minuit, à pas de loup, essayer de surprendre la floraison du cactus grandiflorus ».

Ces pièces appartiennent à la collection G. Hartmann.

Voici encore deux lithographies, 22 x 1 5, du commencement du dix-neuvième siècle, de Gaffanti, intitulées : « Vue prise près de Vaugirard », et « Vieille mazure près Vaugirard 1 ».

Deux gravures sur bois, 11 X7, la première montrant la gare et le pont de chemin de ter, sur la rue de Vaugirard ; la seconde, le pont du chemin de fer, sur la rue Brancion.

Une grande planche gravée, datéede 1868, montrant la gare de Vaugirard avec plans et coupes, et provenant des Nouvelles Annales de la Construction.

Une eau-forte de Péquignot, 19X 14, intitulée : «Une cour rue de Vaugirard en 1864», appartenant à la collection Paul Blondel.

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