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Archives Nationales. Ql

2. Il est à peu près certain que la Justice de Grenelle s’était toujours rendue dans la maison seigneuriale ou hôtel seigneurial, attenant à la ferme de Grenelle. Ces bâtiments ayant été' acquis vingt ans auparavant et englobés dans les dépendances de l'Ecole militaire, on peut supposer que la Justice avait été transportée dans le château de Grenelle, également acheté par l’Ecole, en 1751, et encore intact en 1772. Voici, au surplus, l’acte d’acquisition : « io juin 1751. Contrat passé par devant M° Doyen, notaire à Paris, par lequel les héritiers de feu M. de Bri ont vendu à l’Ecole militaire le château de Grenelle et dépendances, dans lesquelles il y a 16 arpents 10 perches de terre, dépendans de la seigneurie de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés, évalués par le contrat 10.955 livres. Ensaisiné le 19 février 1752. »

Nous croyons devoir signaler que l'acte ci-dessus place le château de Grenelle dans

poteau qui est dans la place vis-à-vis le dit château ; une à chacune des principales portes et entrées de l’École Royale Militaire; une à la porte et principale entrée de l’église paroissiale de Saint-Étienne-du-Mont, à Paris; une à la porte de l’église paroissiale de Saint-Étienne d’Issy '.

Toutes les déclarations faites par les censitaires de la seigneurie de Grenelle entre les mains de Me Jérôme-Louis Terudon, notaire au Châtelet de Paris, en vertu des lettres de terrier dont il vient d’être question, sont conservées aux Archives Nationales. La liste en est longue et intéressante, tant par les noms des propriétaires de cette région que par les lieux dits dans lesquels se trouvaient leurs terres et héritages. On y trouve également la superficie de chaque portion, et le montant de la redevance due pour droits seigneuriaux2.

Ces censitaires étaient au nombre de 49, tous propriétaires de terrains ou maisons. Ce sont, pour la plupart, des laboureurs, vignerons, artisans; puis, quelques personnages de plus ou moins grande importance. Parmi ces derniers on trouve : Étienne Monnay, l’un des Cent-Suisses de la Garde du Roi; Jean-François Garçon, procureur du couvent des Augustins de la Reine Marguerite; Jean-Charles Dumont, architecte juré expert et entrepreneur de bâtiments; Joseph-Charles Joly, docteur et procureur de la Maison et Société de Sorbonne; Étienne-Jean Maupetit, avocat au Parlement; Philippe Taillandier, maître d’hôtel à l’Hôtel royal des Invalides; le Révérend Père Nicolas Daniel, directeur du couvent des Mi-

la seigneurie de Saint-Germain-des-Prés. ( Archives Nationales. S. 2852-2853, et Topographie du Vieux Paris, Région du faubourg Saint-Germain, par feu Berit et L.-M. Tisserand, appendice, p. 22.)

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