Archives Nationales. Q
Dans un ovale perlé, l’écu de France aux trois fleurs de lis est surmonté de la couronne royale et entouré des colliers des ordres du Saint-Esprit et de Saint-Michel. En exergue se lit : Prévôté Royale de Grenelle.
Un petit plan cavalier, joint au dossier, montre la propriété de la Maison Blanche bordée, d’une part, par le chemin longeant la rivière, et entourée, sur deux autres côtés, par un large fossé, et du troisième côté, celui d’Issy, par une terre de labour. La maison, qui se trouve au centre, n’est représentée que par un rez-de-chaussée composé d’une grande cuisine, une petite salle, un réduit, une écurie et un four. Un escalier monte aux autres étages
En 1779, la Maison Blanche appartient à Louis-François- Joseph de Bourbon, prince de Conti, prince du sang, qui la tenait comme seul héritier de défunt Louis-François de Bourbon, prince de Conti, prince du sang, son père. Celui-ci l’avait acquise sous le nom du sieur Joseph-Marie Vincent, chevalier romain, qui lui en passait déclaration.
Le 25 octobre 1779, Louis-François-Joseph de Bourbon vendait à Louis-Emmanuel Gabriel, marchand orfèvre à Paris, et Marie-Barbe Schmidt, sa femme, demeurant rue des Fossés-Saint-Germain-des-Prés. La dite maison, située dans la censive de la seigneurie de Grenelle, et pour laquelle l’acquéreur obtint une remise de partie des droits seigneuriaux, est ainsi qualifiée : « une maison sise au Gros-Caillou, terroir de Grenelle, lieu dit la Fosse-aux-Bœufs (sic), dite la Maison Blanche, consistant en différents bâtiments et un petit jardin attenant, clos de murs» .
Une pièce de terre labourable contenant 1 25 perches, au ter-