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Archives Nationales. Q1 io832-io

et les Moulins Truflfaut, c’est-à-dire entre les rues Leblanc et Cauchy. La rue Leblanc est d’ailleurs l’ancienne rue du Moulin de Javel, au temps où elle dépendait de la commune d’issy.

La situation topographique de ces deux derniers établissements ne leur permet pas de rentrer dans le cadre de cet ouvrage.

Le Dictionnaire des environs de Paris, de Oudiette, 1817, classe l’usine de produits chimiques Payen, à Javel, dans la commune de Vaugirard.

Sur le plan de Y Annuaire Delacour , daté de i832, la manufacture Payen est placée dans la commune de Grenelle, au bord de la Seine, entre les rues de Javel et d'Angoulème.

Comme suite à la déclaration collective des censitaires, exécutée en vertu des Lettres de terrier du 24 septembre 1772, le Conseil de l’Ecole Militaire fit exécuter, en 177,3. un nouveau terrier de la seigneurie de Grenelle, avec un plan géométrique collé sur toile, contenant tous les chantiers et héritages, numérotés depuis le premier jusqu’au dernier, et un livre chronologique suivant l’ordre des numéros concernant chaque pièce de terre. Louis Boullenger, géomètre, demeurant à Estrée-Saint-Denis, près Compiègne, fut chargé de ce travail pour la somme de 3. 600 livres. Le Conseil devait aussi fournir un indicateur, un porte-fiche, un bureau à l’Ecole, chauffé, éclairé, papiers, plumes et encre nécessaires à cette confection. La soumission du géomètre porte la date du 28 janvier 1773 ; elle fut adoptée par le dit Conseil le 9 février suivant1.

11 va de soi que les nombreux terrains possédés par l’École

. Archives Nationales. Q1 1279.

Militaire, dans la localité de Vaugirard, étaient loués par elle à des jardiniers qui les exploitaient comme terrains de culture. Nous indiquons, notamment, à titre d’exemple, un bail du 25 janvier 1787, passé devant les conseillers du Roi, notaires à Paris, en vertu duquel haut et puissant seigneur, Mro César-Jean-Baptiste de Timbrune- Valence, marquis de Timbrune, lieutenant général des armées du Roi, grandcroix de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, commandeur de celui de Saint-Lazare, Gouverneur de l’Ecole Royale Militaire et Inspecteur général des écoles militaires, loue à Félix-François Vilmer, jardinier au Gros-Caillou, une pièce de terre en nature de marais, située au terroir de Grenelle, contenant trois arpents six toises, tenant d’un côté au sieur Leclerc, d’autre à Pierre Cloud, d’un bout à la rivière, d’autre bout au sieur Vaze. Plus une maison située dite plaine de Grenelle, originairement construite par le dit sieur Vilmer, appartenant actuellement à l'École Militaire. Ce bail était fait moyennant la somme de 210 livres 9 sols 4 deniers de loyer annuel. Les preneurs étaient tenus de bien labourer, cultiver et ensemencer les terres labourables « par sols et saisons convenables, sans pouvoir les dessoler ni dessaisonner, et d’entretenir et garnir celles en marais des légumes suffisans pour répondre du loyer, et rendre le tout en bon état à la fin de leur jouissance ». Ils ne pouvaient, non plus, sans la permission expresse et par écrit du Gouverneur, faire aucune fouille pour extraire de la terre glaise ou du moellon, ni aucune excavation pour retenir les immondices et eaux pluviales et stagnantes, etc., etc. !.

Quand arriva la Révolution, toutes les terres que possé-

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