‹ VaugirardChapitre 45 sur 244 · Archives Nationales. H · texte numérisé non relu

Archives Nationales. H

Pour tenir lieu à la dite fabrique de la concession qu’elle voudroit bien lui faire à perpétuité d’une tribune dans la dite église pour le dit sieur Lefebvre et pour toute sa maison. La fabrique a accepté avec reconnoissance cette offre avantageuse et a promis au dit sieur Lefebvre de faire arranger la dite tribune et d’y faire une entrée plus commode à ses frais en dehors de la dite église. Promettant, le dit sieur Lefebvre de La Boulaye, pour lui et ses ayants causes, entretenir la dite tribune en bon état de toutes réparations et de la faire garnir des chaises et prie-Dieu qui peuvent être nécessaires L

A peine la Révolution est-elle commencée que déjà la vieille église Saint-Lambert est virtuellement désaffectée pour servir à la publication des actes de l’autorité nouvelle. La loi martiale sur les attroupements, du 21 octobre 1789, y fut lue pendant deux dimanches consécutifs à partir de sa promulgation, à l’issue de la messe paroissiale, par Nicolas Bargue, Procureur fiscal, qui fit entendre, du haut de la chaire de vérité, ces mémorables paroles qui, assurément, n’y étaient pas déplacées : «L’Assemblée nationale, considérant que la liberté affermit les empires, mais que la licence les détruit, que loin d’être le droit de tout faire, la liberté n’existe que par l’obéissance aux lois-...»

Dans le cahier des vœux particuliers, annexé au cahier général du tiers état, en 1789, les habitants de Vaugirard reprochaient aux bénédictins de Saint- Germain-des-Prés : «gros décimateurs », de ne pas réparer leur église et de ne fournir aux paroissiens aucun secours, ni spirituel ni temporel3.

Sans rechercher jusqu’à quel point l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés était tenue à la réfection de l’église de Vaugirard, on peut dire que, depuis fort longtemps, ce monastère ne semblait pas entretenir de très bonnes intelligences avec la cure. Nous n’en voulons pour preuve qu’une sentence du i3 oc-

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