Archives Nationales. S. q
VAUG1RARD
campagne, au sieur Langeron, nourrisseur de bestiaux, pour le prix de cent quarante-neuf livres, cy 149 livres *.
Cette mention est on ne peut plus claire en ce qui concerne l’emplacement de la maison : on voit qu’elle se trouvait dans la grande rue de Vaugirard, à gauche, en sortant de Paris, et la dernière de la rue.
Disons en passant que les Théatins, le 27 juin 1790, furent l’objet d’une marquede sympathie des habitants de Vaugirard, qui les proposèrent à l’Assemblée Nationale pour desservir la cure de Saint-Lambert, menacée d’être rattachée à Issy1 2.
Nous trouvons le détail à peu près complet de la maison de campagne des Théatins, dans une estimation du 3o décembre 1790, faite par les experts Destriche et Vilmorin. La propriété était close de toutes parts et contenait environ trois arpents :
Tenant du levant, par le bas, à M. Langeron, et du haut pour la partie formant hache, à Mme Villeprovot; du couchant, à MM. de Saint-Sulpice ; du midi, à la voie de la Grotte sur laquelle se trouve une issue ; et du nord, à la grande rue de Vaugirard, sur laquelle est la principale entrée.
Ce bâtiment se composait de deux étages, entre deux cours, avec une porte cochère sur la rue. Voici la description du jardin .
Le surplus du terrain est divisé en deux parties, une en potager plus élevée du sol de la cour d’environ cinq pieds, et l’autre partie en agrément et verger, plus élevé que le potager d’environ cinq pieds, montant au surplus en amphithéâtre jusqu’au mur de clôture sur la voie de la Grotte.
Le potager est divisé en plusieurs quarrés entourés d’arbres fruitiers à tiges, le long des murs sont plantés quelques arbres et vignes en espalier.
La partie d’agrément formant hache est divisée en différentes allées plantées de quatre rangs de tilleuls, au levant d’une masse de bosquets de lilas dont les bordures des allées sont en ormes ; le surplus divisé en neuf quarrés de luzerne garnis d’arbres fruitier en plein-vent en forme de verger.