Archives Nationales. S
Prunes: Sainte-Catherine, prune d’abricot, damas violet, prune de Monsieur, Reine glaude (sic) ’.
La déclaration des biens requise par la loi, fut faite par François Roblain ou Robellin, prieur des R. R. P. P. Augustins, le 9 février 1790. On y trouve, pour Vaugirard, le détail des propriétés possédées par le couvent, et sur lesquelles il nous parait inutile de revenir1 2.
En ce qui concerne l’inventaire des meubles et effets, les officiers de la commune le dressèrent le 18 juin de cette année, en présence du môme religieux, qui fit parcourir aux municipaux les diverses pièces de la maison, plus que sommairement garnies. Signalons, en passant, qu'il ne s’y trouvait pas de chapelle.
L’immeuble comportait une porte cochère sur la rue ; au rez-de-chaussée, une cuisine et deux salles à droite et à gauche. Au premier étage, une salle de billard et deux autres chambres. Une petite maison de jardinier 3.
Il est curieux de noter que la maison des Petits-Augustins servait, en 1790, de lieu de réunion à la municipalité de Vaugirard. La chose ressort de la lettre ci-après, dans laquelle on trouvera confirmé le goût que ces religieux avaient toujours pour les fruits de leur jardin :
A Messieurs du Comité Ecclésiastique de l’Assemblée Nationale.
Messieurs. — Les Augustins, rue des Petits-Augustins, aiant à Vaugirard une maison où leur communauté va de tems en tems en promenade, avec un jardin planté d’arbres fruitiers ; ils ont bien voulu se prêter à abandonner à la municipalité du dit Vaugirard une de leurs sales pour s’y assembler. Cette municipalité leur aiant de plus demandé un appartement pour y loger le greffier; ces religieux n’ont pas cru devoir l’accorder par la seule raison que le sieur Bellavoinc, greffier en question, aiant femme et servante et étant de plus maître d’école de Vau-