‹ VaugirardChapitre 87 sur 244 · Archives Nationales. F · texte numérisé non relu

Archives Nationales. F

girard, seroit dans le cas d'attirer dans leur maison non seulement beaucoup de monde qui les géneroient, lorsqu’ils voudroient y aller, mais beaucoup d’enfans, qui dévasteroient et leur jardin et leurs fruits. Ils espèrent que Messieurs du Comité, qui leur a déjà rendu justice contre la municipalité de Saint fargeau-sur- Seine pour une voie de fait à laquelle elle s’étoit inconsidérément portée contre ces religieux, voudront bien interposer leur autorité pour les garantir de l’effet des menaces dans la lettre ci-jointe1.

En vertu du décret de l’Assemblée Nationale, du 6 mai 1791, la Ville de Paris se rendit acquéreur, comme Biens Nationaux, des propriétés des Petits- Augustins à Vaugirard: i° de 1 10 perches de terrains clos de murs, maisons et dépendances, d’un revenu de 490 livres, et sur estimation de 10.400 livres ; 20 de 4 arpents de terres labourables en 6 pièces, d’un produit de 72 livres, et d’une estimation de 1 .596 livres 2.

On trouvera dans nos annexes le décret dont il s’agit, comprenant l’ensemble des Biens Nationaux de Vaugirard provenant des maisons religieuses ci-dessus décrites3.

Les Filles de la Société de la Croix s’établirent à Vaugirard, en vertu des lettres patentes du Roi du mois de juillet 1642. Il était permis à dame Marie Lhuillier, veuve de Claude Marcel, seigneur de Villeneuve, maître des Requêtes, de créer dans cette localité, comme dans d’autres, un établissement semblable à celui fondé par elle à Brie-Comte-Robert en i636, pour l’instruction des petites filles. Cette dernière maison avait été érigée en congrégation, le i3 février 1640, par Mgr de Gondi, Archevêque de Paris, sous le

1. Archives Nationales. D XIX § 2-65, n" 35g. (Cette lettre, non signée ni datée, a été écrite au mois de juillet 1790.)

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