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Archives Nationales. AB. XIX

2. Archives Nationales. AB. XIX, 66. Dans une note conservée au dossier, les professeurs déclarent qu’ils ne croient pas à la culpabilité des jeunes Uhrich, de Sedaiges, de Chasteney, Belot de la Digue. Ils disent également que de Chasteney et Belot de la Digue, se trouvant à l’infirmerie, n’ont point tiré au sort à leur tour.

Au mois d'octobre 1827, la maison de Yaugirard, ayant de moins en moins d’élèves, fut transférée à Versailles, sous la direction de l’abbé Troppé, remplaçant l’abbé Groult.

L’Association paternelle des chevaliers de Saint-Louis, qui ne subsistait que grâce aux libéralités de la Cour, du prince de Condé, et de dons de membres de la noblesse, fut définitivement supprimée et dissoute parla Révolution de i83o.

Au départ de Yaugirard, l’abbé Groult garda pour lui seul l’immense propriété, qu’il habita bourgeoisement.

L’un des établissements les plus considérables de Yaugirard, à la fin du dix-huitième siècle était, sans contredit : l'Hospice de santé pour les pauvres enfants trouvés atteints de maladie vénérienne.

Cette maison avait été fondée en 1780, par Le Noir, lieutenant général de Police, qui y fit appliquer la nouvelle méthode consistant à traiter l’enfant en même temps que sa mère ou sa nourrice.

Le 5 septembre 1781, intervenait une délibération du Bureau des Enfants-Trouvés, portant union de l'hospice de Vaugirard à ce service. On y voit que Le Noir, qui avait loué pour neuf années la maison Seigneuriale de Yaugirard. dans un tout autre but, l’employa pour l'hôpital qu’il fondait, en modifiant les intérieurs et en y ajoutant des bâtiments. Le Bureau décidait donc, qu’à compter du premier octobre 1781, l'hospice en question passerait à la charge et sous le régime de l'Administration de 1 hôpital des Enfants- Trouvés, et que les commissaires de cette administration en prendraient possession après examen des lieux.

Quand fut prise la délibération du 5 août 1784, par le Bureau des Enfants-Trouvés, créant : « l’établissement d’un nouvel hôpital pour les maladies vénériennes », l'hospice de Vaugirard fut distrait de son union précédente, et rattaché au nouvel organisme. Dans le rapport qui donna lieu à cette décision, on lit les lignes suivantes concernant l’hôpital qui nous occupe :

Cet établissement provisoire ayant [dès lors présenté quelques succès, vous crûtes entrer dans les vues du gouvernement et satisfaire aux obligations qui vous étoient imposées, en en chargeant l’hôpital des Enfants-Trouvés, et en continuant sur ses biens et terrains, l’essai commencé par M. le Lieutenant général de Police. Cet hospice est établi dans la maison seigneuriale de Vaugigirard, dont M. Le Noir avait pris un bail qui devait expirer dans le courant de 1786 et dont l’administration de l’hôpital des Enfants-Trouvés s’est chargée en se chargeant de l’établissement. Les succès soutenus que cet essay a présentés, font penser qu’à l’expiration du bail, il serait indispensable d’en solliciter un nouveau ou d’acquérir un terrain dont les bâtiments sont susceptibles de recevoir un établissement de cette nature.

On trouve dans une lettre ministérielle du baron de Breteuil, concernant la nouvelle administration de la maison de Vaugirard, que le roi acceptait son rattachement au nouvel hôpital des vénériens, fondé en vertu de l’édit de janvier 1785 :

Et sur le compte qui m’a été rendu de l’hospice de Vaugirard et que j’ai rapporté à Sa Majesté, elle a jugé que le traitement qu’on y administre aux mères et enfans y ayant une certaine analogie, devoit être réuni au nouvel établissement projeté L

Mais où était situé exactement l’hôpital de Vaugirard?

Thiéry, dans son guide de 1787, le place dans la grande rue de Vaugirard, non loin de la maison de campagne du séminaire des Trente-Trois. D’autre part, nous venons de relater à plusieurs reprises que Le Noir l’avait installé dans la maison seigneuriale.

1. Archives de l’Assistance Publique. Registres du Bureau des Enfants Trouvés.

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