‹ Vauquelin des-YveteauxChapitre 25 sur 39 · SONNET VIII · texte numérisé non relu

SONNET VIII

Les sanglots embrasez qu'à tout moment il tire , Ioignant à ses propos tousiours quelque serment, Font que mille beautez pensent certainement Qu'il n'est rien icy-bas égal à son martyre.

Par feintes passions pour toutes il souspire j Telle croit que ses yeux luy donnent du tourment, Qui, le tenant bien pris, ne le tient nullement Et dont le plus souuent il ne fait que se rire.

Il couure son amour de tant de fictions Que le peuple a pensé que ses affections Estoient en vn endroit estant en autre place.

Aux plus grands de la Cour il ne descouure rien ; lamais son amitié ne se lit en sa face , Et ses mots sont mourans quand il se porte bien.

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