‹ Vauquelin des-YveteauxChapitre 30 sur 39 · SONNET XIII · texte numérisé non relu

SONNET XIII

Avoir peu de parens, moins de train que de rente, Et cercher en tout temps l'honneste volupté , Contenter ses désirs, maintenir sa santé, Et l'ame de procez et de vices exempte ;

A rien d'ambitieux ne mettre son attente, Voir ceux de sa maison en quelque authorité, Mais sans besoin d'appuy garder sa liberté , De peur de s'engager à rien qui mescontente;

(1) Recueil de Sercy (1655), p. 63.

Ce sonnet, composé peut-être dans un moment d'humeur, a dû causer bien des ennuis à Des-Yveteaux, en ce qu'il justifiait toutes les histoires vraies ou fausses débitées sur son compte. Son frère , Vauquelin de la Fresnaye, dans un factura publié à l'occasion du procès Lczinière, lui dit que ce sonnet a été répandu en Normandie par ses ennemis, et il ne manque pas de le rapporter méchamment, comme pièce justificative, à la suite du mémoire. (Bibl. Imp. F. 2955.)

Vigneul de Marville et la Biographie universelle de Michaud le lui reprochent amèrement.

Un poëte , dont nous n'avons pu découvrir le nom , y a fait une réponse fort vive et fort bien tournée qui se trouve au recueil de Sercy ('lre partie, p. 63) et que nous avons insérée dans l'appendice.

Les iardins, les tableaux, la musique, les vers, Vne table fort libre et de peu de couuerts, Auoir bien plus d'amour pour soy que pour sa dame,

Estre estimé du Prince, et le veoir rarement, Beaucoup d'honneur sans peine et peu d'enfans sans femme Font attendre à Paris la mort fort doucement.

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