‹ VautrinChapitre 48 sur 56 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

MADEMOISELLE DE VAUDREY

Si Raoul est votre fils, dans quelle infâme compagnie se trouve-t-il ?

LA DUCHESSE DE MONTSOREL

Un seul ange purifierait l'enfer.

VAUTRIN, a entr'ouvert avec précaution une des

portes fenêtres du jardin. A part.

Je sais tout. Deux frères ne peuvent se battre 1 Ah I voilà ma duchesse. (Haut.) Mesdames...

MADEMOISELLE DE VAUDREY

Un homme ! au secours !

LA DUCHESSE DE MONTSOREL

C'est lui !

VAUTRIN, à la duchesse.

Silence ! les femmes ne savent que crier. (A mademoiselle de Vaudrey.) Mademoiselle de Vaudrey, courez chez le marquis, il s'y trouve deux infâmes assassins ! allez donc ! empêchez qu'on ne l'égorgé ! ISIais faites saisir les deux misérables sans esclandre. (A la duchesse.) Restez, madame.

LA DUCHESSE DE MONTSOREL

Allez, ma tante, et ne craignez rien pour moi.

Mes drôles vont être bien surpris ! Que croirontils ? Je vais les juger. (On entend du bruit.)

LA DUCHESSE DE MONTSOREL

Toute la maison est sur pied I Que dira-t-on en me sachant ici ?

Espérons que ce bâtard sera sauvé.

LA DUCHESSE DE MONTSOREL

Mais on sait qui vous êtes, et monsieur de Montsorel est avec...

Le chevalier de Saint-Charies. Je suis tranquille, vous me défendrez.

LA DUCHESSE DE MONTSOREL

Moi !

Vous. Ou vous ne reverrez jamais votre fils, Femand de Montsorel.

LA DUCHESSE DE MONTSOREL

Raoul est donc bien mon fils ?

Hélas ! oui ... Je tiens entre mes mains, madame, les preuves complètes de votre innocence, et... votre fils.

Vous ! mais alors vous ne me quitterez pas que. . .

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