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CRÉTACIQUE Infracrétacé (Crétacé inf).
Albien (Gault).
Crétacé Cénomanien.…
Rhizocupressinoxylon liasinum (Éch® 150, p. 306).
Cormaraucarioxylon crasseradiatum 8 (Éch® 57, p. 301).
Araucarioæylon sp.(Éch® 2, p. 250).
Cormaraucarioæylon divesence (Éch® 4, p. 257).
Cormaraucarioxylon crasseradiatum (Éch°®* 1j" Diet Éch® 3, Data Prépart 1e, mp 401) Araucarioxylon Tranchanti (Éch®" 9, p. 276).
| Cupressinoxylon Lennieri (Éch° 8,
Cedroæylon blevillense (Éch*” 5, p. 263).
Salicinoæylon biradiatum (Ech° 7, p. 268) ; Araucariocaulon breveradiatum (Éch* 10, p. 279) :
Araucariophloios breveradiatum (Éch°*11, p.291); Hamamelidoxylon Renaulti (Éch® 15, p. 292).
1. Tous les bois fossiles, étudiés dans le présent mémoire, proviennent des terrains compris entre le Lias moyen et le Cénomanien inclusivement.
2. Ces bois sont en grande majorité des Conifères (T Araucarioxylon, R Cupressinoæylon, 1 Cedroxylon). Ils comprennent cependant 2 Dicotylédones (Salicinoæylon, Hamamelidoæylon), toutes deux cénomaniennes.
3. On n'ignore plus depuis les travaux de KRaus et d'ESSNER combien il est important, pour la bonne détermination des bois fossiles, de savoir s'ils proviennent de tiges ou de racines. D'autre part, il semblait jusqu’à présent que la présence du centre de l'organe fût indispensable pour permettre d'arriver avec certitude à ce résultat. Or, la présente étude démontre qu'au moins dans un certain nombre de cas et grâce à la persistance des faisceaux foliaires sortants, la chose est encore possible même en l’absence du centre.
Dans cinq de mes échantillons j'ai ainsi pu, soit par la nature des tissus centraux, soit grâce à la présence de faisceaux foliaires persistants, reconnaître que l'organe auquel ils avaient appartenu était une tige. Un autre provient d'une racine. Les six derniers sont de nature indéterminée.
4. Dans mon Introduction, j'ai indiqué la persistance des faisceaux foliaires sortants comme un caractère nouveau pouvant probablement être utilement employé pour la reconnaissance des bois d’Araucariées. Or, en effet, sur sept bois du type Araucarioxylon, quatre montrent nettement ce caractère ; dans un autre, son existence semble probable ; un sixième est en trop mauvais état pour qu'on puisse se prononcer. Seul, le septième (Araucariocaulon breveradiatum) en est certainement dépourvu. D'autre part, cette persistance
CONCLUSIONS At3
des faisceaux foliaires sortants ne se rencontre dans aucun des autres bois de Conifères étudiés ici.
Il résulte de tout cela que la valeur systématique de la persistance des faisceaux foliaires sortants est affirmée par les faits, mais que cependant ele n'est pas absolue, au moins dans l’état actuel de notre compréhension du type Araucarioæylon.
5. Aucun des bois d’Araucariées de cette étude n'offre de trace d un bois centripète analogue à celui signalé par Scorr (52) dans certains types d’Araucariées paléozoïques.
6. PENHALLOW (848, p. 57) et SEWARD et Forp (56, p. 342) admettent que chez les Araucariées la résine, en dehors des rayons médullaires, ne se rencontre pas dans un parenchyme véritable, mais dans des trachéides devenues résinifères.
Le fait n’est qu'en partie confirmé par les présentes recherches. Il l’est dans les échantillons n° 4 /C.-A. divesence) etn° 1 /C.-A. crasseradiatum), peut-être encore dans le n° 57 /C.-A. crasseradiatum 8); cela est plus douteux dans le n° 9 /A. Tranchanti). Mais dans l’éch°" n° 10 {A. breveriadatum) le système n'est certainement représenté que par du parenchyme. Quant à l’éch® n° 3 (2° exemplaire du C.-4. crasseradiatum), il possède côte à côte des trachéides et du parenchyme résinifères et ces tissus s’y montrent dans des conditions telles qu’il y a passage entre les deux types.
7. [1 y a lieu de noter que l’A. breveradialtum, qui diffère le plus des Araucariées ordinaires par l'existence d'un tissu résinifère entièrement parenchymateux, s’en distingue également par la non persistance de ses faisceaux foliaires sortants (voir $ 4). On peut par suite se demander s'il ne doit pas être considéré comme le représentant d'un type à part parmi les Araucarioxylon et peut-être de celui pour lequel CasPARY (5, p. 4) a créé le genre Araucariopsis, justement caractérisé, lui aussi, par la présence d’un parenchyme résinifère vertical. Toutefois il diffère très certainement de l'Araucariopsis ? macractis Casp., la seule espèce actuelle du genre.
8. Tous les faisceaux foliaires persistants d’Araucarioxylon dont j'ai pu reconnaître la structure, renfermaient de petits tubes scalariformes probablement intercalés entre les trachées et les trachéides aréolées. Ce fait, qui représente peut-être la persistance d’un carac-
tère ancestral, mérite d'autant plus d'être noté que Sewarp et Forp,
malgré le soin avec lequel ils décrivent le structure des faiscéaux sortants chez les Araucariées (56, p. 353), n’y signalent pas cette sorte de vaisseaux (1).
Notons encore que chez le C.-A. crasseradiatum 8 les premiers tubes aréolés des faiscéaux sortants, malgré leur gracilité (ils n’ont guère que 10 x de diamètre) peuvent porter jusqu'à 3 files d’aréoles Sur une même face, tandis que les trachéides du bois secondaire du tronc, quoique larges de 30 et même de 40, n’en portent qu'une seule, ou rarement deux.
9. On sait que les trachéides, comme les fibres, ont des extrémités en biseau allongé, c’est-à-dire que la paroi transversale qui séparait primitivement deux trachéides superposées, devient finalement excessivement oblique, presque parallèle aux parois longitudinales. C’est à cette particularité que semble être dû, au moins en partie, le fait que, ‘sur une section transversale, certaines files radiales de trachéides paraissent se dédoubler localement d’une façon plus ou moins inégale.
C’est toujours principalement sur les parois du biseau (celles qu produisent le pseudo-dédoublement) que se trouvent accumulées les ponctuations aréolées ; peut-être même dans certains cas n'y en a-tl que là. Souvent cependant il én existe aussi sur d’autres parois.
Parfois 1l arrive que les aréoles sont réparties sur les trachéides de certaines régions en plus grande abondance que sur celles des régions voisines, et qu'il ÿ a ainsi formation de régions ligneuses particulièrement vaScularisées. Cela m'a paru être le cas du C.-A. divesence qui, pour des raisons déjà exposées p. 261, mériterait peutêtre, lui aussi, d’être séparé dés Araucarioæylon types: Au milieu de telles régions spécialement ‘vascularisées cette espèce montre, en outre, quelques trachéides isolées qui, par un élargissement exagéré, font periser à de petits vaisseaux.