‹ Veillées d'amourChapitre 15 sur 16 · PT · texte numérisé non relu

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Chantant sur votre épaule et vos seins que j'aimais, L'oiseau faisait son nid, là, tout près du ruisseau, Mais ces pauvres petits n'auront point de berceau, Car son aile brisée ne battra plus jamais !

Que nous aimions soudain nous cacher tous les deux, Quand d’un regard distrait qui semblait bien nous suivre, La lune nous guettait sur sa barque de cuivre, Eclaboussant nos yeux de sanglots verts et bleus !

Mais la biche attristée se souvient que parfois, Les chérubins dansaient au pied d’un arbre mort, Quand de parfums légers qu’ils respirent encor, Vous leur contiez tout bas vos rêves d'autrefois !

Leur chuchotant alors pour ne point les blesser, Que mes nuits désormais n’ont plus de rendez-vous, Je leur montrais mon cœur qui ne bat que pour vous, Et mes lèvres meurtries par le dernier baiser !

Hélas ! ils ont pleuré, comme pleurent les roses Agitées par la brise et la blanche rosée,

Et d’un arbre pensif, une branche brisée,

S’éteignit pour toujours, dans le destin des choses !

Arr t ve

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