Anastomose de la salvatelle avec
l'extrémité interne de l’arcade veineuse palmaire profonde.
Anastomoses de la céphalique d pouce avec l'extrémité externe de la même arcade.
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un tronc unique que nous retrouverons à l’article suivant. De plus, à ce même niveau, qui est un véritable carrefour, aboutit la veine inlerdigitale de l’espace interdigital correspondant (pl. I. 10, 10); les veines interdigitales, aussi nombreuses que les espaces interdigitaux, représentent une des nombreuses voies anastomotiques qui unissent les veines palnmaires superficielles de la main aux veines dorsales superficielles.
Assez souvent une anastomose transversale, également concave en haut, réunit les branches latérales de l’arcade dorsale de la phalange, — sans préjudice, bien entendu, de celle qui fait partie intégrante de l’arcade elle-même. — Souvent encore tout un système de petites veinules (pl. E 11, 11), constituant pour l'arcade un appareil de sûreté, se trouve situé dans sa concavité : au moment du reflux, ce système dérive évidemment une partie du sang noir jusque dans les veines du dos de la main, où il aboutit d'autre part.
Cette arcade si remarquable, signalée, du reste, dans tous les classiques, est parfaitement visible sur le vivant, chez beaucoup de sujets, surtout chez les sujets à peau fine, et au moment d'une congestion passagère comme en produit par exemple, la chaleur. Nous l’avons observée bien souvent avec une netteté incroyable chez les cardiaques asystoliques dont le système veineux présente une exagération souvent considérable de tension.
Il est facile de comprendre comment pour les espaces interdigitaux centraux. — nous voulons dire le 2°", le 3°° et le 4”, — comment de l'anastomose par convergence des branches latérales de deux arcades voisines naissent les Pie Ole interosseuses dorsales de la main. Mais comment les choses se passent-elles pour les doigts excentriques (pouce mis à part), c'est-à-dire pour l'extrémité interne de l’arcade du petit doigt et pour l'extrémité externe de l’arcade de l'index ? Le voici. Pour le petit doigt, l'extrémité interne de son « arcade dor-
sale de la phalange » reste naturellement isolée et se prolonge le long du bord interne de la face dorsale de la main pour constituer la sa/vatelle du petit doigt (pl. I. 12). Pour l'index, l'extrémité externe de son « arcade dorsale de la phalange » se prolonge également en haut (pl. I. 13) et rencontre la céphalique du pouce dans laquelle elle se termine.
Dans les descriptions qui précèdent, nous avons eu surtout en vue les veines dorsales des quatre derniers doigts, nous avons laissé le pouce à part. C’est que ce dernier, différent des autres doigts par sa constitution squelettique, en diffère aussi, quoique d’une manière moins marquée, par ses veines.
Toute la première partie de la description s’applique également au pouce, qui possède, par conséquent, sa veine périunguéale, son (ronc médian et ses anaslomoses dorso-palmaires (pl. I. 2,3, 4 et 6).
De même encore, on y retrouve le plexus veineux (pl. I. 5) à longues mailles verticales.
Mais l’arcade dorsale de la phalange fait défaut. Le pleæus, situé plus bas, se résouten 3 ou 4 gros troncs, dont l'un, qui est le plus externe, se distingue des autres par son plus gros calibre et constitue l’origine de la céphalique du pouce (pl. I. 14). Ces troncs principaux se jettent en partie dans cette dernière et en partie dans une anastomose oblique qui unit la 2%° interosseuse dorsale à la céphalique du pouce, et dont la description sera donnée plus loin.
IT. — Veines palmaires des doigts.
Nous arrivons à la face palmaire de la gaîne veineuse péridigitale. Nous plaçons son étude immédiatement après celle de la partie dorsale, parce qu'elle constitue, en définitive, une
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dépendance de cette dernière : les veines palmaires aboutissent en majeure partie directement dans les veines dorsales, et celles qui paraissent aboutir ailleurs s'y terminent néanmoins indirectement pour la plupart.
Les rares auteurs (1) qui en parlent font hien trop vite, à notre avis, le bilan de ces veines, en disant en substance ceci : « Les veines palmaires, beaucoup plus fines que les dorsales, s’'anastomosent en tous sens les unes avec les autres : elles constituent ainsi un plexus très délié, dont les troncs principaux aboutissent en partie dans le réseau dorsal des doigts et en partie dans le plexus palmaire cutané. »
Cependant Bourgery et Jacob donnent dans leur atlas d’anatomie une représentation assez exacte de ces veines (2). Ils ont le tort cependant, comme nous allons le voir, de faire aboutir les collatérales palmaires superficielles des doigts dans l’arcade dorsale de la phalange : c'est, en réalité, une anastomose latérale qui se jette ainsi dans cette arcade, les collatérales elles-mêmes se jettent dans les veines interdigitales ou dans la « grande anastomotique palmaire sous-cutanée » (voir p.37). Bref, la plupart des auteurs sont muets sur ce chapitre.
Les dispositions anatomiques de ces veines nous ont paru constantes, et cette seule raison suffit amplement pour en justifier une description détaillée. Cette description se résume, à quelques exceptions près, dans le type suivant.
I. — Au niveau de la pulpe du doigt existe un réseau très riche et très fin, formant une série de petites arcades à concavité supérieure. Ces veines pulpaires (pl. II. 4, 1) convergent de chaque côté vers un troncule principal, situé sur le bord de la pulpe du doigt, et qui constitue l’origine de chacune des veines collatérales palmaires.— Cette région pulpaire est d’une
(1) Mouret, loc. cit. « (2) Planche, 62, figure 1.
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richesse vasculaire considérable ; et, lorsque sur une pièce injectée par la nouvelle méthode, on incise la pulpe d'un doigt, on voit sourdre, en pressant un peu, la matière injectée d’une multitude de minuscules orifices ; si la matière employée était l'orcanette, on voit que le tissu est tout infiltré d’une sorte de bouillie rouge. C'est à ce niveau que Bourceret a découvert à côté des capillaires ordinaires des capéllaires spéciaux enroulés comme des glomérules de Malpighi, courts mais d'un calibre très supérieur à celui des capillaires ordinaires. Ils auraient pour but &e permettre le passage rapide de la grande quantité de sang amenée par les artères si nombreuses et relativement si volumineuses de la main. Cette disposition aurait pour but la ca/orification, tandis que par les capillaires ordinaires se réaliserait la simple nutrition des tissus. Nous y avons déjà fait allusion dans notre introduction.
Hu. — Les veines collatérales palmaires (pl. II. 2, 2) poursuivent sur les bords de la phalangine puis de la phalange, et parallèlement l'une à l’autre, leur trajet ascendant, jusqu'à la racine du doigt. È
Quelquefois le calibre de l’une d'elles est sensiblement supérieur à celui de sa congénère. D'autre fois l’une d’elles, de calibre normal à l’origine, devient dans la suite très petite : c'est parce qu’elle a déversé dans l'autre par une puissante anastomose la plus grarde partie de son contenu (pl. IL. 2). Mais en fait, ces veines se retrouvent d’une manière constante. Du reste, sur le vivant, chez les personnes qui ont la peau fine, et suriout lorsque les veines sont congestionnées, ces troncules collatéraux sont visibles : on les aperçoit aux plis palmaires des doigts sous la forme de deux traits bleutés, situés de chaque côté.
HER. — Ces deux veines sont réunies l’une à l’autre par un grand nombre d'anastomoses, réunies elles-mêmes les unes aux autres par d'autres anastomoses plus riches et plus nom-
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breuses encore. Get ensemble constitue un riche plexus, dont les mailles, polygonales et assez fines, mais beaucoup moins allongées cependant que celles du dos dés doigts, ont leur grand axe vertical : c'est le plexus palinaire des doigts (pl. IL. 5, 3). On y distingue assez facilement, au milieu de branches extrêmement multipliées. une ou deux anastomoses principales, obliques où transversales, siluées généralement au niveau de la seconde phalange.
Ce réseau recouvre, de bas en haut : la face palmaire de la phalangelte (veines pulpaires), de la phalangine, de la moitié inférieure de la phalange. Quant à la moitié supérieure de cette dernière, elle ne présente pas de plexus ; on y trouve seulement, sur les côtés, les collatérales palmaires qui arrivent à leur terminaison.
HV. — Comment (lonc se fait cette terminaison ?
Nous avons dit que les veines palmaires dépendaient entièrement des veines dorsales. Les collatérales palmaires, qui résument presque toute la circulation veineuse palmaire des doigts, aboutissent en effet, soit dans les veines énferdigilales (pl. If. 4, 4) qui elles-mêmes se jettent dans l'origine des interosseuses dorsales, soit dans une veine très remarquabie, que nous décrirons plus loin, la grande anaslomotique palmaire souscutanée (pl. H. 5) dont tout le contenu aboutit aux veines dorsales. Notre proposition se trouve donc déjà confirmée.
Elle est complètement démontrée si nous-envisageons maintenant la remarquable série des anastomoses qui, sur les côtés des doigts, réunissent le plexus palmaire au plexus dorsal. Nous y avons déjà fait allusion plus haut. (es anastomoses ont une direction constante : elles montent obliquement de bas en baut et d'avant en arrière. IL y en a généralement :
1 ou 2, très fines, sur les côtés de la phalangelle (pl. IT. 6, 6...-et pl. I. 4, 4, 4);
4 ou 2, plus considérables sur les côtés de la phalangine (pLur:7, 7. et pl. TL 6, 6:..):
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2 ou 3, plus marquées encore, sur les côtés de la phalange (pl. II. 8, 8...) Ces dernières, qui vont se jeter dans les parties latérales de l’arcade dorsale de la phalange, sont d’un certain calibre; cependant il ne faut pas les considérer, ainsi que le font Bourgery et Jacob, et aussi Bourceret, comme représentant la terminaison des veines collatérales palmaires des doigts : celles-ci viennent manifestement se jeter, ainsi que nous l'avons dit, soit dans les interdigitales, soit dans la « grande veine anastomotique palmaire sous-cutanée >» (pl. I. 7, 7...). L'ensemble de ces veines constitue le système des anaslomoses dorso-palmaires des doigts, et représente les faces ou parties latérales de la gaîne veineuse péridigitale.
Nous pouvons donc tirer la conclusion suivante : les veines palmaires des doigts, par leur terminaison comme par leurs relations anastomotiques, sont absolument tribulaires des veines dorsales, conclusion importante au point de vue de la direction du courant sanguin de la main.
Veines superficielles de 1a main,
Nous suivrons pour la main la marche que nous avons suivie pour les veines superficielles des dogs ; nous étudierons donc successivement :
1° Les veines superficielles du dos de la main ; 2° Les veines superficielles de la pawme de la main.