I. — Veines dorsales superficielles de la main
Ces veines paraissent vraiment d’une variabilité telle, que à première vue et sans réfléchir davantage, on pourrait être tenté de renoncer à en rechercher une description didactique :
la règle semble être ici de ne pas y en avoir. Si cependant on examine chez le vivant les veines dorsales de la main d'un grand nombre d'individus, on arrive à se convaincre qu'il existe des types constants, — avec des variations de détails secondaires , — auxquels il est possible de tout rattacher. Notre rôle doit consister à indiquer ces types. .
L — Les veines principales du dos de la main — les seules que nous voulions et puissions décrire ici — comprennent :
1° Une veine qui suit le bord cubital de la main : la sa/vatelle du pelit doigt (pl. I. 12). Elle succède à l'extrémité interne de « l'arcade dorsale de la phalange » du petit doigt.
2° Une veine qui suit le bord radial de la main : la céphalique du pouce (pl. I. 14). Elle succède à l’un des troncs principaux du dos du pouce, dans lequel se jettent tous les autres ; — ou bien, assez souvent, elle résulte de la réunion en un tronc unique des deux branches d’une arcade veineuse située sur le dos du premier métacarpien ; dans la convexité de cette arcade viennent du reste s’aboucher les troncs principaux du dos du pouce.
3° Une série de 4 veines (9, 9, 9, 15, pl. I), comprises entre les deux précédentes. Comme leur trajet, au moins à l’origine, correspond à peu près aux espaces interosseux, on les nomme, suivant l’espace auquel elles correspondent, 1", 2°, 3° et 4°interosseuses dorsales de la main. Leur origine nous est déjà connue : nous avons dit en effet (1) que, au niveau de chacun des espaces qui séparent les têtes métacarpiennes, les extrémités voisines des deux arcades digitales correspondantes d’une part, la veine interdigitale de l’espace interdigital correspondant d’autre part, se réunissent en un
(4) Voir page 21.
seul tronc : ce tronc n’est autre que la veine interosseuse dorsale. L'une des interosseuses cependant échappe à ce mode. commun d'origine : c’est la 4" (13, pl. I. Comme il n'existe pas « d'arcade dorsale >» du pouce, c’est la branche externe de l'arcade dorsale de l'index qui se prolonge en haut pour former à elle seule la première interosseuse.
IL. — Telle est l’origine des interosseuses ; quel est ensuite leur {rajel ?
Deux cas se présentent : .
A. — Ou bien elles poursuivent leur trajet ascendant sans être reliées les unes aux autres par une arcade transversale (pl. I); la seconde seule se divise d'une manière particulière qui sera indiquée plus loin. Elles se groupent ensuite de la manière que nous indiquerons au paragraphe II, et qui est commune à tous les cas à peu près, qu'il y ait ou non une arcade. dorsale de la main.
B. — Ou bien après un trajet de 2 à 3 centimètres au plus, c'est-à-dire à peu près à l’union du quart ou du cinquième inférieur de la main avec les trois quarts ou les quatre cinquièmes supérieurs, elles rencontrent l’arcade veineuse du dos de la main, que nous avons maintenant à décrire. Cette arcade veineuse présente deux variétés, deux types principaux, que l'on retrouve de temps en temps à l’état de pureté, mais le plus souvent incomplets ou diversement combinés.
Premier type (fig. 1). — L’arcade transversale (6, 7) représente une ligne légèrement concave en haut. Partant en dedans de la salvatelle à 2 ou 3 centim. environ au-dessus de la racine des doigts, elle se dirige transversalement en dehors en se maintenant sensiblement au même niveau. unit entre elles les différentes interosseuses, et aboutit généralement à la 2° interosseuse. À ce niveau, elle se continue par une anastomose obliquement ascendante en haut et en dehors (10)
RS
Fig. 1. — Veines dorsales de la main : premier type d'arcade veineuse du dos de la main.
1, 1. Arcade dorsale de la phalange.