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Tronc oblique dans lequel aboutissent les veine

du talon de la main.

11,12, 14, 15. Pinceau veineux du talon de la main.

16, 16. Groupe palmaire proprement dit.

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cette veine joue donc par le fait le rôle d’un véritable collecteur.

Les mailles inférieures (pl. II, 16, 16...) du réseau palmaire proprement dit sont plus larges que celles de la partie supérieure. Elles se dirigent en bas, vers les interstices des doigts et se jettent perpendiculairement dans un vaisseau, dont la présence est constante et la disposition des plus remarquables. Pour désigner à la fois le rôle et la situation de cette veine, nous la dénommerons « grande anastomotique palmaire sous-culanée » (5, pl. Il). Partie de la salvatelle sur le bord cubital de la main au niveau de l'articulation métacarpo-pha langienne du petit doigt, elle contourne d'arrière en avant le bord interne de la main, arrive sur la face palmaire un peu au-dessus du sillon digito-palmaire, puis parcourt, ensedirigeant transversalement en dehors, la succession des plis digito-palmaires jusqu'au bord externe de l'index; elle longe alors le bord externe du 2° métacarpien jusqu’au sommet du 1” espace interdigital. De là elle se porte à la face dorsale de la main, pour former l’un des troncs d’origine dela céphalique du pouce.

Tel est le trajet de ce long et singulier collecteur. Quant à ses affluents, nous les connaissons déjà. Ce sont :

1° Les veines collalérales palmaires des doigts. Nous avons vu comment elles viennent s’y Here en l’abordant par son bord inférieur.

2° Les veinulesde la partie inférieure du réseau palmaire proprement dit, qui l’abordent par son bord supérieur.

Nous avons à nous demander en dernier lieu où se termine cette grande veine, et de quoi elle dépend. — Elle se déverse en entier dans le réseau dorsal, dont elle dépend HAE Elle s’y déverse :

4° Par ses extrémités. En dedans elle se jette dans la salvatelle naissante (23, pl. I). En dehors elle aboutit à la céphalique (22, pl. D), dont elle constitue l’une des origines.

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2 Au niveau de chaque espace interdigital, par les veines inter digilales (pl. IT, 4, 4). Aussi nombreuses qu'il y a d'espaces interdigitaux , ces dérnières, émergeant à angle droit de la grande anastomotique palmaire sous-cutanée, passent entre les doigts, et aboutissent sur le dos de la main à l'origine des veines interosseuses dorsales superficielles. Ce sont, pour la grande anastomotique , autant de véritables canaux de décharge.

Si nous jettons maintenant sur cette partie de notre étude un coup d'œil d'ensemble, nous voyons que la paume de la main est entourée par un cercle veineux complet el fermé, dans lequel aboutissent toutes les veines de la paume de la main. Ce « cercle veineux péripalmaire >» esl forme :

1° En dehors par la veine céphalique du pouce.

2 En dedans par la salmatelle du petit doigt.

3° En bas par la grande anastomotique palmaire sous- Cutanee.

4 En haut par un pinceau veineux, qui forme l'origine de la veine médiane de l'avant-bras.

C’est dans les diverses branches constitutives de ce cercle que se jettent les veinules si nombreuses, qui couvrent toute la paume de la main de leurs mailles si fines et si multipliées.

L'étude que nous venons de faire du plexus veineux palmaire cutané doit-être rapprochée de l'étude qu'a faite M. Lejars du plexus correspondant de la plante du pied, et qui est exposée dans le traité d'anatomie de M. Testut. Il sera facile de se convaincre d'un premier coup d'œil, si l’on compare la figure 580, du tome IT (1” fascicule) de cet ouvrage et notre planche II, que le plan général est le même. Dans les deux cas en effet, nous trouvons un réseau formé de mailles polygonales , qui se résolvent à la périphérie en différents troncs. Les mailles anté-

rieures s'allongent dans le sens antéro-postérieur et se terminent dans une veine, qui longe dans un trajet sinueux la racine des orteils; cette même veine reçoit d'autre part les veines palmaires des orteils. De la même manière à la main, les mailles inférieures , la partie inférieure du plexus palmaire proprement dit, se terminent dans la « grande anastomotique palmaire sous-cutanée », qui reçoit d’autre part les collatérales palmaires des doigts. — Les mailles postérieures, au pied, donnent de gros troncs parallèles nombreux et serrés ; ceux-ci se jettent dans une arcade constante qui se continue avec les veines superficielles de la face postérieure de la jambe. De même, au talon de la main, se trouvent 5 ou 6 troncs assez volumineux, parallèles les uns aux autres, formant comme un . pinceau veineux, et qui viennent se brancher sur une veine oblique, sorte de collecteur commun, qui se continue avec les veines superficielles de la face antérieure de l’avant-bras. — Enfin sur chaque bord du pied court une veine qui va en augmentant progressivement de volume, pour constituer l’origine de la saphène interne d’une part et de la saphène externe d'autre part; dans ces veines (marginales interne et externe) se jettent de chaque côté et presque à angle droit 6 à 8troncs, dans lesquels se sont groupés les mailles de la partie moyenne de la plante du pied. A la main les choses sont encore plus nettement tranchées , puisque les veines du groupe thénarien et les veines du groupe hypothénarien se jettent bien distinctement dans da céphalique du pouce d’une part et dans la salvatelle du petit doigt d'autre part : ces deux veines sont les marginales interne et externe de la main.

Cette analogie frappante est certainement un fait qui satisfait l'esprit ; elle rend le précieux service de soulager considérabiement la mémoire. C’est à la méthode d'injection des veines par les artères que l’on doit la constatation de ces dispositions veineuses inconnues à pou près jusqu'ici pour la main comme pour le pied.

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