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VEINES PROFONDES DES DOIGTS ET DE LA MAIN

L'étude de ces veines est moins intéressante, à beaucoup , près, que celles des veines superficielles. En effet, d’une façon générale, elles accompagnent fidèlement les artères dont elles sont satellites. Pour être complet, nous devons cependant en présenter la description. Nous en fixerons brièvement la distribution et nous noterons au passage quelques faits particuliers intéressants et inédits.

Comme pour les veines superficielles nous étudierons :

1° Les veines profondes de la paume de la main,

2° Les veines profondes du dos de la main,

l'importance de ces dernières étant du reste infinement moindre.

Veines profondes de la paume de la main.

Comme les artères dont elles sont satellites, elles se disposent suivant deux plans :

1° Veines de l’arcade palmaire superficielle ;

r" Veines de l’arcade palmaire profonde.

TRS

I — Veines de l'arcade palmaire superficielle.

Leur origine se trouve dans les veines colatérales profondes des doigts (6, 6, fig. 5). Nées des parties molles profondes du doigt, ces veines sont représentées par deux canaux d’une extrême finesse, situés de chaque côté des artères de même nom. Leur finesse est telle que certains auteurs en nient l’existence, Bourceret en particulier, qui fait commencer les veines profondes par les veines satellites des artères interosseuses. Nous en avons constaté manifestement l'existence: il est du reste peu logique d'invoquer une pareille anomalie qui serait un fait unique dans la circulation des membres. Cette erreur de Bourceret et d'autres s'explique par l’imperfection relative et les difficultés de son procédé d'injection ; elle est rendue évidente par le procédé indiqué par M. Lejars : grâce à lui, on constate facilement ces veines dont le calibre cependant, nous le répétons, est très réduit.

Pendant leur trajet, elles reçoivent des veinules nées les unes des parties molles de la face palmaire des doigts — c’est

leur source principale —, les autres peu nombreuses, des parties molles de la face dorsale des doigts.

Elles présentent quelques rares et fines amastomoses avec les veines palmaires superficielles.

Au niveau de l’écartement des doigts, ces veines collatérales profondes se réunissent paire par paire pour donner naissance aux veines #nterosseuses palmaires superficielles (4, 4, fig. 5): par exemple, les deux veines qui accompagnent l'artère collatérale interne du médius s'unissent aux deux veines qui accompagnent l'artère collatérale de l’annulaire pour former la paire veineuse satellite de la 4 artère interosseuse palmaire superficielle ; et ainsi de suite. Ces différentes paires veineuses montent donc vers la racine de la main en accompagnant

fidèlement les artères correspondantes, et viennent se brancher à peu près perpendiculairement sur les veines de l’arcade palmaire superficielle. |

Chacune de ces paires veineuses reçoit dans son trajet une petite collatérale, qui ramène le sang veineux du muscle lombrical correspondant ; soit 4 veinules de cette catégorie.

Chacune d’elles est mise en relations avec la paire veineuse correspondante de l'arcade profonde par deux anastomoses, siégeant, l’une à sa partie inférieure (5, fig. 5), tout près de son point d’origine, l'autre à sa partie supérieure (4, fig. 5), tout près de sa terminaison. De sorte qu'une série de 4anastomoses situées à la partie supérieure de ces veines, et une série de 4 anastomoses également, situées à leur partie inférieure, mettent en relation les veines interosseuses de l’une et de l’autre arcade. . De plus, les deux veines satellites de chaque artère interosseuse sont unies entre elles par de nombreuses anastomoses en échelle.

L'arcade veineuse palmaire super ficielle (1, fig. 5) est constituée par l’anastomose des veines satellites des artères qui forment l’arcade palmaire superficielle, c'est-à-dire par l'anastomose des veines cubitales profondes (1) avec les veines radiopalmaires (2) (tributaires des veines radiales profondes). Le plus généralement, cette arcade veineuse comprend deux veines accompagnant l'artère; plusieurs fois cependant nous avons vu une veine unique former la partie convexe de l’arcade, et cette veine unique se dédoubler à chacune de ses extrémités.

Les veines tributaires de cette arcade veineuse l’abordent, les unes par sa convexité, les autres par sa concavite.

Nous avons parlé des premières : ce sont les 2n{erosseuses palmaires superficielles (3, 3).

Les secondes présentent un certain intérêt. Elles comprennent :

1” Une veinule, qui constitue l'une des origines principales

core

d'un plexus vraiment curieux, situé dans la paroi postérieure du canal carpien entre la synoviale et les os. Comme ce plexus (29) dépend surtout, comme origines des veines de l’arcade profonde, c'est à ce propos que nous en ferons l'étude ;

2° Une autre veinule, qui constitue une origine importante de la circulation veineuse du nerf médian (28, 28). Elle rejoint ce dernier lorsqu'il passe au niveau de l’arcade palmaire superficielle, s'attache à lui et fait pour ainsi dire corps avec lui. On trouvera plus loin, à l'étude des veines de l’avant-bras, l'étude plus détaillée de la circulation veineuse très particulière de ce nerf : nous n'avons ici qu'à indiquer l’une de ses principales origines. ,

II — Veines de l'arcade palmatre profonde.

Elles sont extrêmement fines et accompagnent les artères sans jamais s’en séparer. Il y a donc deux veines interosseuses palmaires profondes (11,11) pour chaque artère de même nom.

Ces veines ramènent le sang noir de la gaîne des tendons fléchisseurs et des parties molles profondes de la main.

Leur origine principale est représentée, pour chacune de ces paires veineuses, par deux veinules isolées (12, 12) (Sas artérioles correspondantes) venues de la gaîne du tendon fléchisseur correspondant etcourant sur lesbords de la phalange métacarpienne.

Nous avons vu comment chacune de ces paires veineuses s’anastomose, au niveau soit de sa partie supérieure soit de sa partie inférieure, avec la paire veineuse correspondante de l’arcade superficielle. — Chacune d'elles présente d'autre part, dans le cours de son trajet, 2 ou 3 anastomoses avec la veine interosseuse profonde correspondante du dos de la main, pour former ainsi de riches plexus entre les barreaux du gril méta-

carpien.

Les deux veines de l'arcade profonde (8) résultent de l'anas-

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