PAT RES
tomose par inoculation des veines radiales profondes (7) d'une part et des veines cubito-palmaires (8) (tributaires des veines cubitales profondes) d’autre part. |
Sur la convexité de cette arcade veineuse viennent aboutir les interrosseuses palmaires profondes.
De sa concavité partent deux ou trois petites branches, origines de ce pleæus veineux du canal carpien (29), auquel nous avons déjà fait allusion. Ces deux ou trois rameaux, ainsi que le rameau venu de l’arcade superficielle, se portent en haut, s'insinuent entre les os qui forment le fond du canal carpien et la synoviale qui tapisse ces os, et s’anastomosent diversement entre eux de manière à constituer un riche plexus. Ce plexus, à sa partie supérieure, abandonne trois ou quatre branches afférentes, qui se rendent les unes en dehors dans les veines radiales profondes, les autres dans les veines cubitales profondes. Il réalise donc de la sorte une anastomose entre les veines profondes de la main et les veines profondes de l'avant-bras. |
À chaque extrémité de sa portion horizontale, l’arcade veineuse profonde présente une anastomose dont la constance fait présager l'importance physiologique : cette importance, nous nous efforcerons de la mettre en relief, quand le sujet nous y amènera. — L’anastomose qui part de l'extrémité externe (9) gagne à travers le premier espace intermétacarpien la veine céphalique du pouce au moment où elle devient la radiale superficielle. Celle de l'extrémité interne (10) passe entre les muscles hypothénariens et la 5° métacarpien pour se jeter dans la salvatelle au moment où elle devient la cubitale superficielle. Nous les décrirons l’une et l'autre avec plus de détails au chapitre des anastomoses.
Veines profondes du des de Ia main.
Elles sont plus fines encore que celles de la paume de la
main. Elles comprennent les veines ou plutôt les paires veineuses qui accompagnent les artères interosseuses dorsales de la main : il y en a 3 ou 4 paires.
Nous avons vu que chacune de ces paires veineuses s’anastomose avec les veines interosseuses palmaires profondes au niveau de la partie supérieure et de la partie inférieure de l'espèce intérosseux correspondant. Ces anastomoses sont dites perforantes, supérieures et inférieures.
Ces veines interosseuses dorsales profondes aboutissent toutes dans la convexité d’un collecteur commun, qui est larcade veineuse profonde du dos de la main, à opposer à l’arcade veineuse superficielle du dos de la main. Elle est formée par l’anastomose des veines satellites de l'artère dorsale du carpe (branche de la radiale) avec la terminaison des veines satellites de l'artère interosseuse antérieure de l'avant-bras (1).
Les veines profondes du dos de la main tt avec les veines superficielles de la même région un certain nombre d’anastomoses que nous indiquerons au chapitre suivant.
Il résulte de cette aride étude des veines profondes de la main, qu’elles se distinguent par deux caractères principaux :
1° Leur petit volume, que l’on opposera au développement relativement énorme des veines superficielles ;
2 Leur exactitude fidèle à accompagner les artères dont elles sont satellites.
(1) On sait que ces veines, comme l'artère dont elles sont satellites, d’antérieures qu'elles sont à la partie supérieure de l’avant-bras, deviennent postérieures après avoir traversé le ligament interosseux à son quart inférieur, et viennent enfin se terminer sur le dos du poignet.
Tip