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des deux veines principales, mais indirectement dans la veine accessoire que nous avons signalée plus haut. Ces veines ramènent le sang des muscles pronateurs et fléchisseurs (rond pronateur, grand palmaire, fléchisseur commun superficiel), et des muscles supinateurs (long supinateur et radiaux).
Mais à quelle espèce de circulation veineuse intramusculaire avons-nous affaire ? Il est facile de le préjuger, sil’onréfléchitaux deux faits suivants. Tout d’abord la disposition parallèle de ces veines au niveau de leur abouchement dans les veines radiales est une des conditions de la circulation par arcades anastomotiques (1). En second lieu, nous ne trouvons pas à l’avant-
(1) On sait, depuis les belles recherches de M. Le Dentu, qu'il existe deux modes bien distincts de circulation veineuse intramusculaire : la cireulation par grands canaux veineux et la circulation par arcades anastomotiques.
Voici le premier mode. Si l'on poursuit dans le corps d'un muscle l’une de ses artères nourricières, on voit les deux veines satellites de cette artère se séparer à un moment donné: l'une d'elles, la veine musculaire proprement dite, diminue peu à peu de calibre et s'épuise en ses radicules originelles ; l’autre, purement anastomotique , conserve son calibre, sort du muscle, perfore l’aponévrose et se jette dans le réseau superficiel.
Le second mode , par arcades anastomotiques , existe dans les muscles qui reçoivent leurs artères par plusieurs points situés sur une même ligne verticale (or, c’est très manifestement le cas à l’avant-bras). « Chaque tronc artériel perforant le muscle est accompagné de deux veines garnies chacune d'une paire de valvules qui empêchent le reflux du sang vers leurs extrémités ; au-dessus de ces valvules elles communiquent par une anastomose transversale, A partir de ce point, elles s’écartent l’une de l’autre, se dirigent en sens inverse, et chacune va séparément à la rencontre d’une veine qui provient également de l’écartement des perforantes supérieures et inférieures. Toutes les veines satellites des artères sont ainsi reliées entre elles par ces arcades anastomotiques, et, grâce aux communications transversales qui existent toujours à leur point de contact, il y a dans l'épaisseur du muscle un canal parallèle à son axe, dans lequel la circulation peut continuer, lorsque les valvules des embouchures sont abaissées. La dernière arcade est constituée par une veinule qui s'échappe du muscle par sa partie supérieure et va se jeter en général dans un tronc éloigné: cette veinule sert de voie d'écoulement à la partie supérieure, lorsque les valvules sont abaissées. » (Op. cit., p. 37 et 38.)
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bras d’anastomoses indirectes (c’est-à-dire traversant un muscle ou une masse musculaire) entre les veines profondes et les veines superficielles ; or, ces anastomoses sont indispensables pour la circulation par grands canaux veineux. Ce doit donc être une circulation par arcades anastomotiques : c’est en effet ce que nous avons pu constater.
Comme nous avons d'autre part observé les mêmes faits pour les veines musculaires tributaires soit des veines cubitales, soit des veines interosseuses antérieures ou postérieures, nous sommes en droit de généraliser et de conclure ainsi: « La circulation veineuse des muscles de l’avant-bras est une circulation par arcades anastomotiques. » N'est-ce pas, du reste, le mode particulier qui s'adapte le mieux à la disposition allongée de ces différents muscles ?
Les veines dont nous venons de parler sont distribuées aux deux tiers inférieurs des muscles cités plus haut (muscles externes de la loge antérieure de l’avant-bras et muscles de la région externe): elles sont nombreuses, mais d'un calibre très petit. Pour le tiers supérieur de ces mêmes muscles, le sang noir est collecté par une seule paire veineuse dont le calibre, sans.être très gros, est bien supérieure à celui des précédentes : ce sont les veines récurrentes radiales antérieures (18), satellites de l’artère du même nom. Comme l'artère qu’elles accompagnent, elles présentent deux branches d’origine d’un rôle bien différent: l’une d'elles, inférieure (18), est seule destinée aux muscles (tiers supérieur du long supinateur et des deux radiaux, court supinateur en entier); l'autre (32), dirigée en haut, n’abandonne que une ou deux veinules aux muscles, et s’anastomose largement avec la terminaison des veines humérales profondes en formant autour du nerf radial un plexus très curieux que nous décrirons plus loin (voir p. 72 et 73).
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F1. 5. — Veines profondes de la main et de l'avant-bras.
M ut RER | | LE AL À 4 \ ù NN 1. Veines de l'arcade palmaire superficielle : 35 il A\\l | | EL NN NN 35 terminaison des veines cubitales profondes. à | \
\ 2. Veines de l’arcade palmaire superficielle :
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