VEINES PROFONDES DE L'AVANT-BRAS
Nous avons à étudier successivement :
1° Les veines radiales profondes ; 2° Les veines cubitales profondes ;
3° Les veines énferosseuses, branches très importantes des veines cubitales profondes.
Veines radiales profondes.
Elles sont au nombre de deux (13, 13, fig. 5), mais le calibre de chacune d’elles ne représente pas plus du tiers du calibre de l'artère. |
Elles commencent là où finissent les veines de l’arcade palmaire profonde, c’est-à-dire au niveau du point où celles-ci traversent le premier espace interosseux d’avant en arrière. Elles suivent ensuite le même trajet, la même direction que l'artère radiale ; leurs rapports sont naturellement les mêmes : nous n’avons pas à insister sur ce point.
Au niveau de la partie moyenne du trajet de ces veines, on trouve un grand nombre de canaux de shrelé: ces petits
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canaux sont placés entre les deux veines, parallèlement à elles, sur l'artère à laquelle ils sont, pour ainsi dire, collés. Ils se réunissent entre eux par leurs extrémités, de manière à constituer sur une certaine longueur une {roisième veine radiale (14, 14, 15, fig. 5) de moitié plus petite que les deux autres, parallèle à ces dernières, et reliée à l’une et à l’autre par de courtes anastomoses transversales ou obliques partant soit de son côté droit soit de son côté gauche. Il y a lieu de se demander pourquoi ces canaux de sûreté sont prédominants à la partie moyenne du trajet des veines radiales. L’explication de cette particularité est pour nous la suivante : plus une veine a debranches afférentes, plus ses changements de tension sont nombreux, et plus aussi les canaux de sûreté, chargés de rétablir l'équilibre de tension, doivent devenir nombreux ; or, à leur partie moyenne, les veines radiales reçoivent un grand nombre de veinules musculaires, elles doivent donc avoir un plus grand nombre de canaux de sûreté.
Les veines radiales présentent en outre, l'une avec l’autre, quelques anastomoses transversales dites « en échelle », mais peu nombreuses (4 ou 5). Ces anastomoses siègent, presque toujours, au niveau de l’abouchement de quelqu'une des anastomoses dites « perforañtes » qui unissent les veines profondes aux superficielles.
Quels sont maintenant les affluents des veines radiales ?
Nous rappellerons les veines radio-palmaires (16) qui prennent part à la formation de l’arcade veineuse palmaire superficielle, et dont l'étude appartient à La main.
Noustrouvons ensuite denombreuses veinespériosliques pour la face antérieure du radius et même du cubitus — des veines musculaires fort nombreuses (17, 17), disposées par paires (deux veinules pour un artériole), échelonnées parallèlement entre elles à droite et à gauche des veines radiales; assez souvent, elles se terminent non pas directement dans l’une