ART RE
Quels sont maintenant les affluents des veines cubitales ?
Citons simplement pour les rappeler les veines cubilo-palmaires (8), satellites de l'artère du même nom : comme elles concourent à former l’arcade veineuse palmaire superficielle, leur étude appartient, en réalité, à la main.
Nous trouvons ensuite de nombreuses veines musculaires (22, 23,...), plus nombreuses même que pour les veines radiales, Leur disposition est la même que pour les veines musculaires dépendant de ces dernières : la circulation veineuse se fait donc par arcades anastomotiques. Il nous suffira d'indiquer, sans insister davantage, que 1° les veines musculaires qui se jettent dans la veine cubitale interne ramènent le sang noir des muscles eubital antérieur et cubital postérieur ; 2° celles qui se jettent dans la veine cubitale externe ramènent le sang noir du fléchisseur commun profond et de la partie interne du fléchisseur commun superficiel.
D'une manière tout à fait analogue à ce que nous avons décrit pour les veines radiales, il existe pour le tiers supérieur de ces mêmes muscles, une seule paire veineuse, plus volumineuse que les paires musculaires dont il vient d’être question : c'est celle des récurrentes cubitales antèrieures (24), satellites de l'artère de même nom. De ces deux branches origielles, l’inférieure (24) se distribue à peu près seule aux muscles, la supérieure (37) remplit presque exclusivement le rôle d’anastomose ; cette anastomose se fait avec La terminaison des veines satellites de l'artère collatérale interne de l’humérale et de l'artère du vaste interne.
Veines interosseuses.
Ce sont les branches les plus importantes des veines cubitales profondes ; elles méritent une description à part. On sait
he
que leur tronc (25), comme celui de l'artère, est extrêmement court, et se divise presque aussitôt en 2n{erosseuses anterieures et interosseuses poslérieures.
1°Veines interosseuses antérieures (25, 25).— Elles naissent sur la face dorsale du poignet, au niveau duquel leur anastomose avec les veines satellites de la dorsale du carpe constituent l’arcade veineuse profonde du dos de la main. Elles gagnent ensuite l'avant-bras lui-même, et communiquent, dès leur origine, avec le réseau des veines superficielles par 3 ou 4 anastomoses d'un certain calibre: cheminent entre les muscles de la loge postérieure de l’avant-bras, perforent le ligament interosseux à l'union de son tiers inférieur avec les deux tiers supérieurs, et deviennent alors réellement antérieures; montent accolées à ce ligament et rencontrent enfin à leur partie supérieure les veines interosseuses postérieures (27), avec lesquelles elles forment le tronc des veines inlerosseuses.
Nous n'avons pas trouvé de canaux de sûreté longitudinaux annexés à ces veines, non plus, du reste, qu'aux interosseuses postérieures. Par contre, il existe des anastomoses transversales ou « en échelle », assez nombreuses. Il est, du reste, démontré (Le Dentu, Jarjavay) que ces anastomoses jouent le même rôle que les canaux de sûreté.
Les branches collatérales sont représentées par :
1° Une série de paires de veines perforantes, traversant le ligament interosseux, parallèlement les unes au-dessus des autres. Elles se distribuent au périoste de la face postérieure du radius et du cubitus, à ces os eux-mêmes et au ligament interosseux. Elles s’anastomosent avec les veines interosseuses postérieures ou avec leurs branches ;
2° Une paire de veines qui, naissant du tronc principal au moment où il vient de traverser le ligament interosseux, se glisse entre le muscle carré pronateur et les os de l’avantbras et se distribue au muscle, au périoste et aux os euxmêmes ;