‹ Venez à moi et je vous soulagerai, ou, Traité de la divinité de la confessionChapitre 18 sur 25 · AAA · texte numérisé non relu

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souvent , et la sociélc . colle de voir plus frc^ qiîcmment revenir à elle des hommes utiles. DoiNG , conclut un médecin protestant a quf nous empruntons ces pensées , donc, la religion et toutes les pratiques qui en dérivent sont importantes aux médecins eux-mêmes (ï).

Un pieux auteur rapporte qu'un officier de cavalerie ctanl passe dans un de ses voyages, par un lieu 011 le P. Brydaine donnait une mission , fut curieux d'entendre un orateur d'une si grande renommée. Il entra dans l'église lorsque ce missionnaire , après les exercices du soir, développait dans un avis , l'utilité et i» méthode d'une bonne confession. Le militaire , touché , forme à l'instant la résolution de se confesser , vient au pied de la chaire , parle au P« Brydaine, et se décide à rester à la mission. Sa confession fut faite dans les sentiments d'un vrai péni:ent.!l lui sembluj , disait-il qu'on ôtait de dessus sa tcte un poids insupporlable.Le jour où il cui le bonheur de recevoir l'ab-

(1) M, le docteur Ami Bade! , de Genève , lîê. nesci&ns mccUco-lhcologiques sur la Confession^

DE LA COINFESSION.' 14!

sohilion, il soi'til(liilril)i:nal, tcmoin ilo srsnvout, en versant des laiincs que tout le monde lui vit répand ic.

Rien ne lui était si doux , disait-il, que ces pleurs qui coulaient sans elTort, par amour et par recon naissance. 11 suivit le suint prêtre, lorsqu'il se rendit à la sacristie; et là, en présence de plusieurs missionnaires , le loyal et cdinant militaire exprima en ces termes les sentiments dont il était ani mé :< Messieurs , ccoutez-moi de grâce, et vous particulièrement , père Brydainc^ je n*ai goûlé de ma \\q. des plaisirs si purs et si doux que ceux quo je goûte dî^puis que je suis en grâce avec mon Dieu; je ne crois pas , en vérité , que Louis XV, que j*ai servi pendant trente-six ans , puisse être plus heureux (juc moi. Non , ce prince , dans tout Téclat (pii environne son trône , au sein de tous les plaisirs qui l'assiègent , n'est pas si content , si joyeux qu6 je le suis , depuis que j'ai déposé l'horrible fardeau de mes péchés. » Voilà ce qu'éprouvent tous ceux qui reviennent sincèrement à Dieu.

(M. Carron , F^ie du P, Bry daine,)

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