AVANT-PROPOS
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' Dieu avait cro(î riiomme dans le bonheur et rinnocencc , et si Adam eût été fidèle, son innocence aurait passé, avec son bonheur, à tous ses descendants. Mais ayant désobéi , son péché, avec toutes ses suites funestes, a été le seul héritage qu'il a laissé à ses enfants. Notre perte était donc sans ressource si, dans son infinie miséricorde, le Seigneur ne nous avait donné un Sauveur pour nous retirer du «? fond de l'abîme et nous faire rentrer dans les voies de la justice et de la vérité.
Ce Sauveur, c'est Jésus-Christ, qui, pour accomplir son œuvre, s'est chargé de toutes nos infirmités, a porté toutes nos douleurs, averse enfin tout son sang sur la croix. Mais quel est le grand moyen qu'il a établi pour nous en appliquer les mérites? Le sacrementde péniience,^ dont
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le propre est de remettre tous nos p5- \ chés, et toutes les fois que nous le rece-
n'est-ce pas là le chef-d'œuvre de la bonté miséricordieuse de Dieu? S'il s'était contenté de nous donner la vie dans le baptême, de nous préparer, dans l'Eucharistie, une nourriture pour la conserver, où sn seraient la plupart des chrétiens ? Hélas! s'il eût borné là tout le fruit de la rédemption, si la perte de l'innocence \ baptismale ne nous eût plus laissé de re- S tour à la grâce, la très grande majorité \ serait réprouvée, et cela sans pouvoir ac- \ euser Dieu d'injustice.
^ Dieu n'en a pas agi ainsi. « Etant infi-
« niment riche en miséricorde , » dit le concile de Trente , « eî connaissant la fra-
« gilité de notre nature, il a bien voulu
^ « établir un remède pour rendre la vie
^ « à ceux qui, depuis le baptême, se se-
^ « raient livrés à la servitude du péché , à
S :< la puissance du dJ iOn, et ce remède
Il est le sacreaient de pénitence par le-
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vous avec les dispositions requises. Or, 5
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AVANT-rnOPOS. Xt ?
« quel le bienfait de la mort de Jésus-
/ « Christ est appliqué ix ceux qui sout tom-
S « bés après le baptême , et que les saints
> « appellent pour cela une seconde planche
^ (L après le naufrage , » c'est-à-dire, la
s seule ressourte qui reste au chrétien cou-
^ pable de se sauver des abîmes de la mort
^ éternelle.
^ Cependant, par un désordre inconce-
< vable, les uns rendent ce sacrement inu-
^ tile, en refusant de le recevoir; et les autres le rendent nuisible en le recevant sans les dispositions requises. Il faut donc , dans un premier traité (1) , montrer aux premiers la divinité et les avantages de
(1) La justice nous impose îcî un devoir bien doux à remplir, c'est de confesser que, pour ce
premier traite, nous avons puise largeracut dans un <
ouvrage inlilulc ; Recherches sur la confession^ <;
par M. l'abbé Guillois , cure au Mans. Celle compî- 5
latlon , comme l'appelle modestement Teslimable ^
auteur, nous a épargné à nous-méme bien des re- 5
cherches , et nous sommes charmé de lui offrir ici ^
^'expression de notre bien vive reconnaissance, 5 ainsi que de notre respectueux dévouement.