ENTRETIEN DE M. GUILLOIS AVEC MS^ BRUTE
Au mois de novembre 1835, M. Guillois eut plusieurs entretiens avec feu M&f Brute , de vénérable mémoire , évêque de Vincennes , aux Etats- Unis ; il y a dans son diocèse environ vingt-cmq mille sauvages , parmi lesquels les conversions ne sont pas rares. Il lui demandait quelle impression faisait sur ces sauvages le dogme de la confession ? — Ils en sont encbantés , répondit le prélat missionnaire ; ils s'y soumettent de bon cœur et avec joie , et il arrive assez souvent de voir des hommes se servir sans difficultés de femmes pour interprètes.
(Recherches sur la Confession,)
tRAlT DE SAINT FRANÇOIS DE SALES
Un grand pcchcnr s'claiil fait urif extrême* \in^ lence pour faire à saint François de Sales une confession générale dans laquelle il lui détailla les nom, breux égarements de sa jeunesse , le saint trouva la confession et la déclaration du pécheur à son gré , et lui en témoigna beaucoup de contentement et de satisfaction.
« C'est, lui dit le pccneur , pour me consoler que vous parlez de la sorte , mais dans le fond de Votre âme , pouvez-voiis estimer U7i si grand pccheur? — Après l'absolution , reprit le saint , je serais un vrai pharisien, si je vous regardais comme un pécheur. Vous me paraissez plus blanc que la neige et semblable à Naaman sortant du Jourdain. Au reste , je suis obligé de vous aimer doublement en voyant la dilection et la confiance que Dieu vous a données pour moi f je vous regarde comme mon -ils, que je viens de faire naître en Jésus-Christ.
« Quant à l'csiimej elle égale Tamour que je- Tous porte. De vase d'ignominie , je vous vois changé en un vase d'honneur et de sanctification, par un changement de la droite du Très-Haut. Notre-Seigneur ne changea pas le dessein qu'il avait d'établir saint Pierre sur toute son Eglise après son péché, parce qu'il eut plus d'égal d à ses iaimcs qu'à sa chute,
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m LA CONFESSION.
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à son repentir qu'à sa faute. Au surplus , je seraii bien insensible , si je ne prenais pas ma part à la joie qui est maiulenanl parmi les anges de Dieu sur la purifieation et le changement de votre cœur. Croyez-moi , les larmes que j'ti vues couler de vos yeux ont fait en mon âme ce que fait l'eau des forgerons, qui embrase plutôt qu'elle n'clcint le feu lie leurs fourneaux. 0 Dieu I que faime votre cœur^ qui aime maintenant ce Dieu tout bon!...
Ce pcnilcnt s'en alla si satisfait , que depuis , à ce qu'il déclara à un de ses amis , il n'avait pas de délices plus grandes que de se confesser , jusqu'à importuner ses confesseurs par des confessions Ircsfrcqucntcs.
^ EsjprU de mint François de Saks , part, 10< )
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Epitrii a Mapjb.
Avant-propos.
IX s
Préface.
xio s