PRÉFACE
(Jn grand désordre désole l'Eglise de Dieu suriout dans not»'e maliiciirciiso patrie : désorvlre inconnu à nos ancêtres, dans ces temps de foi , où la religion était honorée, pratiquée par la presque totalité des Français; désordre universel qui s'est répandu dans toutes les classes de la société , au milieu des villages comme dans les grandes cités ; désordre funeste, qui est la cause de la perte des mœurs et du dépérissement de la foi ; désordre affreux qu'il faudrait déplorer avec des larmes de sang. Le grand, le divin , le salutaire ejrercfcc de la Confession est généralement méprisé, délaissé par la plupart des chrétiens de nos jours.
Au seul mot de confession , bien des hommes et spécialement bien des jeunes gens haussent les épaules et sourient de pitié; on en voit même beaucoup qui lVéquent.MU nos églises, qui soût assidus aux disi^ours de uos orateurs célèbres.
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XIV X>RÊFACE.
qui se feraient scrupule de manquer la
< sainte messe le dimanche, qui parlent de la
J religion avec respect , et , dans l'occasion,
(j prennent volontiers sa défense contre les
^ impies, et qui, cependant, ne se confessent
l pas et se croiraient déshonorés s'ils al-
s laient se mettre à genoux aux pieds d'un
^ prêtre. Quelle loli^ , quel scandale !
$ Mais d'où peiK renir, dans -des catho-
> liques, un si grand éloignement pour une ^ des pratiques les plus essentielles et les l plus avantageuses du christianisme? Il ? n'est pas difiicile de le deviner : dans les § uns, cette horreur de la confession prend ^ sa source dans les passions, et s'ils ne se ? confessent pas, c'est parce qu'ils sont l corrompus; dans les autres, c'est peutl être dans un esprit d'incrédulité ; s'ils re- ^ ^usentde se confesser, c'est prétendentils, parce que la divinité de la confession est loin de leur être démontrée , et qu'ils regardent la confession comme une invention purement humaine, une invention des prêtres; et dans le plus grand nombre, le motif de cet éloignement scandaleux, c'est la craiui*s c'est la paresse
qui 1(9 portent à s'(îcricr : à quoi bon se CDnfcsscrP vl (railleurs, n^est-cspas trop dur et trop humiliant de se confesser à un
homme comme soip ^^
Il est donc important de combattre ces >
diflérentcs erreurs, et c'est le but que j;
nous nous proposons dans ce premier <
traité, où nous allons démontrer d'une ^
manière claire et solide la divinité de la ^
confession. Pour y réussir, nous n'avons ^
qu'à considérer que la confession viem ]
DE DIEU ET qu'elle CONDUIT k DIEU. Elle '^
vient de Dieu, car c'est lui qui l'a établie ^ pour la gloire de son nom; elle conduit > à Dieu, car elle opère les plus heureux ^^ effets pour le salut de nos âmes, tplle vient ^ de Dieu, c'est son litre de grandeur qui doit nous inspirer pour elle un profond respect ; elle conduit à Dieu , c'est son titre de bonté qui est propre à nous inspirer pour elle un grand amour. Elle vient ^ de Dieu ^ c'est l'œuvre de notre souverain ^ maître , il faut donc nous y soumettre ^ avec une docilité parfaite ; elle conduit à \ Dieu, c'est l'œuvre de notre divin Sau- ^ vour,i! fnnt donc rcmbrosser avec uik S vive rccomiaissancc
JtVI PRÉFACE.
Nous allons donc prouver, dans la première partie que la confession est divine dans son principe, c'est-à-dire, dans son institution par J.-C. , et dans la seconde, qu'elle est divine dans ses effets, c*est-àdire dans les fruits de salut qu'elle produit dans nos âmes. Quelle sublime institution que celle de la confession ; si vous voulez vous en convaincre, méditez, mon cher Théophile, ces paroles que nous vous adressons ici avec le disciple bien-aimé de Jésus : Nous vous écrivons ces choses ^ disait saint Jean aux premiers fidèles, a/in que vous soyez dans la joie et que votre joie soit parfaite. Ce que nous avons appris de JÉsus-CKPiisr , et ce que nous vous enseignons y c'sst que si nous disons que nous sommes àUns péchés, nous nous séduisons nous-mêmes et la vérité n^est point en nous; mais que si nous roATES- S0x\s NOS PÉCHÉS, il est fidèle et juste pour
NOCS LES KEMETïRE et pOUr nOUS PURIFIEU
DE TOUTE INIQUITÉ, i i Ep. S. Jean 1 ♦ A , 8,9.)