PREMIÈRE PARTIE
PRINCIPE DIVIN DE LA CONFESSIOil-
L'homme coupable a toujours senti le besoin de faire l'aveu de ses fautes, pour témoigner le repentir de son cœnr et en obtenir le pardon. Dès le berceau du monde. Dieu exigea de nos premiers parents la confession de leur désobéissance, et un des principaux devoirs que le Seignur imposa à son peuple dans Tancienne /oi, fut la confession des péchés. Lors^ qu'un homme ou une femme y est-il dit au livre des Nombres ^ <iuront commis
2 ÎNTROlirCTION.
quelqu^nn des péchés qui arrivent d^ ordinaire aux hommes f et qu'ils auront violé par négligence le commandement du Seigneur ^ et seront tombés en faute , ils CONFESSERONT LEURS PÉCHÉS, et Hs Tendront à celui contre qui ils ont péché le juste prix du tort qu'ils lui auront fait, en y ajoutant le cinquième par dessus{l) . ^^
La fidélité à ce î3récepte fut un des points de religion les plus essentiels chez les Juifs, et nous pouvons assurer que Tusage de la confession s'est maintenu 5 j)armi eux ^ jusqu'à nos jours.
On le trouve encore établi même parmi les païens, et de toutes les religions idolâtres qui ont existé, il n^'en est peutêtre pas une, où Ton ne retrouve au moins quelque trace de confession. Ce qui prouve que Dieu révéla primitivement à l'homme que la marque essentielle du repentir, sans if^quel on ne peut
(1) Num. Y. ^
S nrmonucTioli.
[] obtenir le pardon de ses fautes, est la
^ confession, c'cst-à-dirc l'aveu franc et
> sincère des fiiutes dont on. s'est rendu
c, coupable.
1 Jésus- Christ étant venu sur la terre pour la sancLificalion de l'homme , a imposé à tous les pécheurs l'obligation de confesser leurs péchés, non plus seulement à Dieu , mais encore aux prêtres qu'il a revêtus du pouvoir de les remettre; et afin de rendre la pratique de la confession plus méritoire et plus efficace, il l'a élevée h la dignité de sacrement) Mais cette loi de la confession aux prêtres a-telle été réellement établie par Kotre-Seigneur ? Telle est la grande , l'importante question que nous avons à résoudre dans celte première partie. Plaise au ciel , mon cher ami , que nous le fassions de manière à vous faire imiter !a docilité des lépreux, lorsque le Sauveur leur dit \ Allez,
MOKTrxEZ-VOUS AUX PRÊTKES (S.LXJC XVll),