DEUXIÈME I^REUVE
l'argument de prescription .
L'obligation de confesser ses pèches déroule naturellement du pouvoir judiciaire confie par Jésus-Christ h ses apôtres ; nous venons de le prouver , mon cher Théophile ; mais pour mieux démontrer la divinité de la confession , nous avons recours a Vargument de i prescription , lequel consiste à conclure , que ^j puisqu'elle existe dans l'Eglise et qu'on ne > peut en assigner Toriginc , elle a commencé ^ nécessairement avec la christianisme , quelle ^ a été instituée par Jé>:MS-Christ. S
§. I. Impossibil'fe de t invention de la ?
confession. s
C'est un fait incontestable , qu'on se con- ?
fesse dans tout l'univers catholique .;> en ^
France , en Italie , en Espagne , en iïllcma • ^
gne, en Angleterre, et même parmi les S
Grecs schismatiqucs. Les plus incrédules ne >
peuvent nier ccUc existence actuelle de la confession , il faudrait nier l'histoire , l'évidence même. Maintenant il faut admettre , ou que la confession a toujours existe dans le cliristip.nisme , ou bien qu'elle a ctc établie depuis dans l'Eglise. Il n'y a pas de milieu entre ces deux hypothèses. — Or, je prétends, mon cher ami , qu'il est de la dernière fausseté de dire que la confession a été établie dans la suite des temps , car cet établissement n'a-arait pu se faire qu'en deux manières, ou tout-à-coup et subitement , ou peu à peu et insensiblement ; or ni Tun ni l'autre mode ne peut être soutenu,
Dircz-vous queîa confession s'est introduite subitement dans le inonde , c'est-à-dire qu'un jour on ne croyait nulle part à la confession , et que le lendemain cette croyance s'est répandue dans tout le monde ; que jusque-là , tous les prêtres , tous les docteurs avaient enseigné qu'il n'y avait aucune obligation do recevoir le sacrement de pénitence , et que le lendemain tous les prédicateurs de la religion annoncèrent au peuple chrétien qu'il ne pouvait y avoir de salut que par sa réception. Mais qui ne voit qu'un changement si subit , sî universel . si difficile, est impossible. Vous
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DE LA CONFESSION. Sft
convenez que la confession est une insUluliort très pénible, qui répugne à loules les passions; vous dites sans cesse qn'il est bien dur, bien humiliant de faire l'aveu de ses fautes à tm honnne comme soi , et vous voulez que la confession ait été admise ainsi sans difficultés, sans querelles , sans réclama lions par tons les peuples chrétiens, par les cvéques et les lîdcles, par les rois et leurs sujets. Ah ! je ne crains pas de le dire, si un pareil changement avait eu lieu, il faudrait y reconnaître l'intervention de celui qui tient les cœurs entre ses mains, et nous écrier avec le prophète -, A Domino faclum est isUid €^ ^t mirabile in oculis nostris.
Direz vous, mon iBls, que îa confession s'est établie peu à peu? c est-à-dire, d'abord dans un pays , puis dans une provinee , ensuite dans un royaume, et enfin dans le monde entier. Mais s'il en est ainsi , il faut nous dire quel est l'audacieux mortel qui le premier a eu l'idée d'imposer à ses semblables un joug si pénible ? quelle est la contrée où le dogme de la divinité de la confession a com- ^ mencé à être prêché ? à quelle époque a paru l'homme qui a voulu ainsi tromper ses frères? Il faut de plus nous raconter quelles
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sont les querelles , les disputes qv^e cette innovation a dii nécessairement occasîoner parmi les docteurs de la loi. Or, lisez les fastes de l'Eglise, vous y trouverez les noms de tous les hérétiques qui ont aduUcré la parole de Dieu, vous y verrez surtout la réforme prétendue de Luther et de Calvin qui ont attaqué les premiers, le dogme de la confession, les guerres sanglantes que leurs nouveautés ont occasionccs dans le monde chrétien , mais vous n'y trouvère:^ aucune trace de l'invention delà confession.
Si vous lisez l'histoire ecclésiastique , vous découvrirez roriginc de certGÎncs dévotions du christianisme. Celle ^ par exemple, du sacré cœur de Jésus, On cite le nom de la religieuse dont Dieu s'est servi pour la propager dans le monde , le lieu qui a eu Tlionneur d'être le premier théâtre de celle dévotion , on voit l'opposition de bien des personnes à cette dévotion , le grand nombre de livres qui ont été composés à cette occasion. Mais s'il en est ainsi , pour une simple dévotÎQn qui n'oblige jjcts , que serait-ce pour la confession qui est un devoir rigoureux et pénible ? Toutes les passions se seraient ^oiu levées pour i'atlaquer, et les pages de rhis-
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toirc seraient remplies des récits de guerres
et de disputes que cette innovation aurait
occasionccs. Donc la confession na pas clé ^
invenlêc. <
g II. Ohscrvaîîms sur VEglise grecque. ^
Pour donner une nouvelle force à mon $
argument, mon cher Tlicopliilc , je dis : ou ^
la confession a ctc établie dans le mondo c
avant la séparation des Grecs scliismatiques , 5
ou c'est après ce schisme d'Orient qui désole <
encore l'Eglise. ^'
Voulez-vous dire que rinvcnlîon a eu lieu ?
avant la séparation des Grecs? Mais comment <
expliquer alors que les Grecs, qui sont les s
ennemis mortels de FEglise romaine, qui ^
ont pris pour prétexte de leur séparation un ^
mot (1) ajouté au Symbole de Nicée, n'aient ^
jamais reproché à FEglise romaine cette inno- <
vation, que môme ils aient conservé parmi eux s
la croyance et la pratique do la confession ? S
Ah! s'ils ne lui ont pas reproché cette ^
(1) Le mot filîoque. Ils prétendent que le Soint S
Esprit ne procède pas du Fils , et que celte addi- ->
tion est une innovation, i?nc erreur^ ^
53 DIVINÎT^
innovation , c'est qu'ils ont toujours cto convaincus que la confession a été établie par Jésus-Christ , qu'elle est véritablement divine.
Si vous dites , au conti-'aire, que c'est après la séparation , la difficulté devient encore plus grande. Car comment concevoir que les orgueilleux patriarches de Constantinoplo aient consenti à recevoir des pontifes de Rome un dogme qu'ils regarderaient comme une nouveauté* On ne peut donc raisonnablement admettre l'invention de la confession 5 ni avant ni après le schisme des Grecs , et puisqu'elle existe néanmoins chez les Grecs et chez les Latins , il laut nécessairement en conclure , mon cher ami , que la confession a toujours été dans l'Eglise et qu'elle est d'institution divine.
Ce fut au IKp siècle que les Gr^es se scf/arcrent des Latins ^ mais , dès les premiers siècles, plusieurs sectes orientales avaient fait scission avec l'Eglise romaine; or, toutes, sans exception, regardent la confession comma absolument nécessaire , de droit divin , pour rentrer en grâce avec Dieu. Les Arméniens, par exemple, convertis au christianisme par
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sninl Grégoire, surnommé Vllliumnatcur, sous le ponlilicat de saint Sylvestre (1) , reslrrcnt allaclics à l'Eglise romaine pendant deux siècles. Us devinrent scliismaliciues vers l'an 520 , sous le patriarcliat de Nierccs , surnommé AchdaragJiensis,
La pratique de la confession s'est conservée parmi eux, quoique rincapacité de leurs prêtres y ait introduit quelques abus. Voici la formule d'absolution dont ils se servent : « Que Dieu , qui a de Tamour pour les hommes , vous fasse miséricorde 5 qu'il vous accorde le pardon des péchés que vous avez confessés, et de ceux que vous avez oubliés; et moi 5 par l'autorité que me donne l'ordre sacerdotal , selon ces divines paroles : Tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel , avec les mêmes paroles , je vous absous de tous les péchés que vous avez commis par pensées , paroles et œuvres ; au nom du Père, du Fils, et du Saint-Espnt. »
L'Eglise russe , modelée sur FEgîîse grecque dont elle ne diffère que par la langue liturgique , en adopta la discipline et les usages : la confession auriculaire y est l'objet
(l) S, Sylvestre , pape, clu en 314,
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d'une croyance dogmatique et d'une obligation < pratique. ^
§ IIÏ. Conservation ch la Confession.
Voulez-vous, mon fils, une nouvelle preuve de l'institution divine de la confession? Écoutez. Vous n'ignorez pas que la confession existe depuis 1800 ans, et qu'étant aussi pénible quelle est, elle a toujours eu des ennemis. Or, je prclends que cette conservation de la confession, malgré les attaques dont elle a été l'objet, malgré son opposition à toutes les passions, est un argument qui ne laisse aucun doute sur sa divinité.
En effet, ne peut -on pas appliquer h la confession ce que Gamaîiel disait aux Juifs touchant la religion cîirétienne qui commençait à s'établir dans le monde, et que les Juifs voulaient persécuter. Ou cette secte , leur disait-il , vient de Dieu, ou elle vient des hommes. Si elle vient de Dieu, c'est non seulei2ient un crime , maïs encore une folie de chercher à la détruire, parce qu'étant appuyée sur le bras du Tout-Pnissant , elle triomphera toujours de vos ciTorts. Si , au contraire, elle vient des hommes , il est
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îniilHc de la pcrst'cuter ; tout ce qui est d'ins- ^ titulion humaine ne saurait durer, elle pi»- > rira donc d'elle luômc et s évanouira comme > la fumée. Tous les siècles nous en fournissent ^ des preuves de celle vérité ; mais qu avons- ^ nous besoin d'exemples anciens , lorsque la < lin du siècle dernier nous en offro de si \ frappants? ^
Alors on vit des hommes vomis par rcnfcr, < chercher à délruirc la religion du Christ s pour y substituer le culte impie de la raison > de riîomme; tout était en leur pouvoir, ^ science , richesses , pouvoir , et leur zèle in- \ fenial faillit noyer notre France dans une < mare de sang. Eh bien! qu'est-il arrivé? Au \ moment où tout semblait prospérer au gré de leurs désirs, qu'ils proclamaient tout haut, à la face du monde épouvanté, le triomphe de leurs doctrines et de leurs œuvres, le Dieu qui habite au plus haut des cieux s'est moqué d'eux , il les a dispersés devant lui comme l'ouragan dissipe la pous- ; sière; leurs œuvres ont disparu avec eux , et '^ l'on conserve à peine le souvenir de leurs ^ ridicules et impies institutions. \ Il est donc vrai , mon cher am!, qitè tout
> ce qui est humain ne saurait longtemps sub-
sistcr. Puis donc que ]a confession dure depuis dix-huit siècles , qu'elle a triomphé de toutes les attaques des ennemis de la religion, il faut en conclure qu'étant d'institution divine, elle participe à l'effet de cette promesse du Fils de Dieu à son Eglise : « Les <t portes de l'enfer ne prévaudront pas conc( tre elle. »
§ IV. Objection Urée du concile de Latran,
« Mais , direz-vous peut-être , ne peut-on « pas objecter que la confession a été établie « dans le quatrième concile de Latran tenu « à Rome en 1215 par le souverain pontife « Innocent lïl? » l '
Il est vrai que dans le concile on fit un commandement aux fidèles de se confesser au moins une fois l'an. Mais en lisant le canon qui le renferme, on voit que la confession était déjà établie dans l'Eglise. Voici les paroles des pères du concile. « Que tout fidèle « de l'un ou de l'autre sexe qui a atteint c< l'âge de discrétion , confesse seul , Gdèle- « ment, tous ses péchés à son propre prêtre, « au moins une fois fan , et qu'il ait soin « d'accomplir de tout son pouvoir la péni^
i>E tA CONFKSSION. 57
« tcncc qiû lui aura clé imposée... Quo si « quelqu'un, pour une cause juste, désire se « confesser à un prêtre étranger , qu'il en « demanclo auparavant permission à son « propre pasteur. Car autrement le prêtre « étranger ne peut ni le délier ni le lier, »
Vouloir, de ce décret du concile , conclure que la confession a été instituée alors, c'est' montrer une grande ignorance ou une insigne mauvaise foi. Car qui ne reconnaît que ce décret la suppose évidemment déjà éta-» i)lie ; et qu'il n'est porte que pour détruira deux abus qui s'étaient glissés dans l'Eglise ^ le premier, de laisser passer plusieurs années sans s'approcher du sacrement de pénitence , et le second de se confesser à des ^ prêtres étrangers , dont on n'était pas connu j < afin d'en obtenir pliss facilement l'absolu- S lion. ^
Il est donc certain que la confession n'a pas été établie par Innocent HI, qu'on ne peut assigner son origine ; de là , il faut conclure qu'elle a été instituée par Jésus- Christ , qu'elle est divine.
WYiNniS Exemple*
CONVERSION d'un JEDNE HOMME.
Désire , âgé de trente ans , d'un caractère doux^ franc et loyal , s'était gâté et corrompu l'esprit en 3e livrant aux systèmes prétendus philosophiques. D'erreurs en erreurs 9 il était tombé dans le matérialisme le plus grossier. Il avait surtout en horreur la religion catholique et la haine la plus implacable contre ses ministres , qu'il disait être le fléau de l'humanité, et dont il appelait à haute Voix la destruction.
Attaqué d'une phlhisio pulmonaire , il avançait vers sa fin. Sa sœur , fille vertueuse , qu'il aimait ^ tendrement, lui prodiguait ses soins. Tous ses
» efforts pour le faire entrer dans la voie de la raison et de la religion étaient inutiles. Désiré protestait toujours qu'il ne croyait pas qu'il y eût un Dieu, et repoussait par des blasphèmes toutes les vérités qu'on lui présentait. Une pieuse dame de la paroisse Notrc-Dame~des^- Victoires , amie de la sœur de Désiré , connaissant l'état et les dispositions de ce malheureux, conçut la pensée de le faire recommander aux prières de l'Association ; mais elle imagina que le moyen de lui obtenir , tout impie qu'il était , la protection de Marie, était de le faire inscrire au nombre des associés en l'honneur du saint Cœur de Marie.
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Potir cr;la il fallait lrojn])cr le cuic. Lo samedi 17 juin elle vient lo trouver, et le prie d'inscrire un jeune liomnic dangereusement malade, et de lo recommander aux prières pour lui obtenir, par la protection de la sainlc Vierge, la grâce de recevoir ^ ^ les derniers sacrements. Le lendemain dimanche , ^
^ à sept heures et demie du soir, il est recommandé ; -
S on fait pour lui les prières publiques. Le lundi 19,
c plusieurs communions furent olFerlcs pour lui.
cj Cette journée fut des plus cruelles pour le pau-
cj vre malade : il éprouva successivement plusieurs
^ crises qui le réduisirent à une sorte d'anéanlissc-
([ ment. Le soir, sur les sept heures et demie, il rc-
il eut la visite de son médecin , homme chrétien et
reh'gieux. 11 l'interroge sur son état : celui-ci lui répond qu'il est sans remède et que sa mort est prochaine , et il ajoute : « Mon ami , une éternité K de bonheur vous est offerte , si vous voulez la •c mériter, il est encore temps. »
(J Désire conserve un visage calme et répond d'un
^ ton ferme : — « Je vous ai déjà fait ma confession
^ « de foi , docteur 5 je ne veux pas entendre ce lan-
gage; je ne changerai pasa Je ne crois pas en Dieu; et d'ailleurs , s'il y a un ciel , une éterni té, je n'ai pas de reproches à me faire. Depuis sept ans je me sacrifie pour le bonheur de l'humanité , et c'est pour elle que je m.eurs. >» 5 Nous avons omis de dire que Désiré était non
«> seulement esclave d'une impiété brutale, m.ais cn-
yi^rux
''/VV%ArvryvVVVVVVV%AArvrv«iirvryV
40 i^mNiTÉ
core Tadepte fanatique de toutes ces fantasmagories politiques par lesquelles tant de charlatans, depuis dix à douze ans, séduisent la jeunesse. Le médecin continua quelques minutes ses pieux avis ; le malade tourna la tête et ne parut plus l'entendre. Une sœur du Bon-Secours venait d'être ap« lée auprès de lui pour lui donner des soins; c'est la même dont nous venons de parler.
Au départ du médecin, Désiré lui dit : — « Qu'il •f m'ennuie donc! voilà plusieurs fois qu'il me •c parle de religion : j'ai beau lui dire que cela me •e fatigue, il ne veut pas se taire.» — Cette bonne fille qui voit son accablement, sa faiblesse, se contente de lui dire : — et Cependant, mon ami , s'il y « a un Dieu , qu'allez-'/ous devenir? Il n'y a pas « d'homme qui puisse être irréprochable devant *c lui.»— Oh ! bénigne et toute puissante Marie, voilà l'heure de votre triomphe !
Désiré regarde la sœurj réfléchit un mstant et s'écrie avec une force extraordinaire à son état ; — •e Oui, je me rappelle un miracle qu'on ne peut « nier, tout un peuple l'a vu. C'est la multiplica- •e tion des cinq pains dans le désert. Je reconnais « Jésus-Christ pour mon Dieu. Faites venir un •c prêtre , et je me confesserai ce soir ; demain t< peut-être il ne serait plus temps. » Grâce de Jésus-Christ, grâce toute puissante, voilà bien votre ouvrage. Il n'y a que quelques minutes ce pécheur était un impie qui renonçait Dieu, qui défiait effron'
DE LA COiNFKSSTON. 4^
Icmcnt sa justice, ctloul-ù-roup ilans un clin dVil, vous en avez fait un pécheur pcnilcnt, un enfant soumis et fidèle. Ah! daij^ncz vous emparer de nos cœurs et consacrez-les sans retour à l'amour et à la fidciilc envers le Dieu du pardon et de la miséricorde.
Il était tard, De'sirc était épuisé; mais le danger était si pressant, et il demandait si vivement, que Ton ne crut pas devoir attendre au lendemain à le faire confesser. Plusieurs prêtres avaient cherche à le voir pendant sa maladie ^ quelques-uns avaient été rebutés ; d'autres, en petit nombre, avaient été reçus, mais renvoyés avec dédain. Il désigna luimême un de ceux qu'il avait le plus mal reçus, afin, dil-il, que ce soit une réparation. Cet ecclésiastique est membre d'une vénérable congrégation qui habite le voisinage de la maison qu'occupait Désire. A son arrivée, Désiré lui dit : — « Mon père, je « touche à mes derniers moments , je désire rac « confesser. »• — Sa confession dura cinq quarts d'hciu-e.
( La êuite avt chapUrc suivant.)
Cliapitro 8.