U.V. DE TOKf.ELLO
tures de glaces, de cristaux et de perles , qui firent jadis la renommée de l'industrie vénitienne; mais les deux premières ne pourraient aujourd'hui soutenir la concurrence avec les fabriques de France ou d'Angleterre. Les Vénitiens apprirent l'art de la verrerie des Grecs très-jaloux de leur secret et qui avaient conservé de l'antiquité la tradition de ce travail. Le sable de Tyr, qui donnait la transparence au verre des anciens , put être aussi employé par les Vénitiens lorsqu'ils firent la conquête des mêmes bords. Les manufactures de grosses perles coloriées, au nombre de trois, et dont la principale est celle de M.Dalmistro, ont conservé mystérieusement le secret de cette fabrication brillante, peu chère , et qui permet à la médiocrité l'éclat et le luxe apparent de la richesse. Depuis quelques années on a retrouvé et pratiqué à Murano l'industrie de Vavcnturina, depuis longtemps perdue. Mais cette industrie frivole, comme la fabrication des ouvrages de mode , ne saurait être pour un Etat une véritable ressource, puisqu'elle ne satisfait point à des besoins réels et durables. Ses exportations sont faibles, incertaines, et elle n'a point arrêté la ruine du commerce de Venise.
Ile de Torcello. — Saint-Fosca. — Lido.
L'ile charmante de Torcello est encore remarquable par ses monuments. Le dôme porte l'em-