‹ Venise et ses environsChapitre 3 sur 37 · VENISE · texte numérisé non relu

VENISE

Au milieu de sa desiruclion , Venise a trouvé un homme plein de zèle, de goût et de lumières, qui est venu constater et rendre durables en quelque sorte la grandeur et la magnificence de ses monuments : les Fabbriche 2)iù cospicue di Vcnezia, par Cicognara et les membres de l'académie des beauxarts de Venise, premier ouvrage complet sur cette belle cité, sont comme un fidèle et précieux inventaire de chefs-d'œuvre dont quelques-uns même n'existent plus depuis sa publication. Un autre ouvrage excellent, le recueil des Inscriplions vénilienncs, par M. Cigogna, sauvera aussi une partie des souvenirs de Venise; l'auteur l'a noblement dédié alla patria.

Un plan hardi fut proposé, il y a quelques années, par un zélé Vénitien, afin de prévenir la ruine de sa ville natale (1) ; c'était de la réunir au continent, projet déjà formé par un doge éclairé du dernier siècle, Marc Foscarini, à l'époque qui précéda la chute de la république. Une grande route devait être établie sur le point le plus étroit de la lagune, dont la longueur n'est environ que de deux milles et demi; les matériaux de cette route, qui serait plantée d'arbres, garnie de trottoirs, bordée de deux canaux parallèles, et coupée de ponts-levis pour la défense de la place, se trouveraient facilement dans la fange des marais et le gravier des

et même jusque de Milan, s'habiller à Venise, où se trouve rrailleurs un forl bon (aillcur, Anloine Falle. (Note écrite en I84I.) (1; Voy. ?Jemoria sul connnerciu di Fenezin , e sui mezzt dimpedivnc il decadimento, letta al venelo Ateneo dal socio ordinario Lui/fi Casarini^ scgretario dçW inclita congreyazione centrale. Venczia, 1023, in-U».

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