XVII-20. - TÈTES D’ANIMAUX
i. leo. Tête de lion tenant une cuisse d’animal (de mouton?) dans sa gueule. — 2. lvpvs. Tête de loup tenant dans sa gueule une tête d’oiseau (tête d’oie?). — 3. vvlpvs. Tête de renard mangeant une tête de chapon. — 4. grifo. Cassé. Il tenait un lion dans sa gueule. — 5. aper. Mange une grappe de raisin. David, dans les psaumes, parle du sanglier qui ravage la vigne du Seigneur. — 6. chanis. Tête de chien dévorant un os. — 7. mvsipvl. Tête de chat ayant une souris dans la gueule. — 8. vrsvs. Tête d’ours ayant dans la gueule un pain d’alvéoles et d’abeilles 2 .
1 . La a Dietsche Warande » de notre ami M. J. Alberdingk-Thijm, livraison de janvier-février 1857, page 13 de la partie française, ouvre son article « Vandalisme » par la nouvelle suivante, nouvelle qui fera haïr les destructeurs hollandais, haïssables et stupides comme dans tous les pays, et qui attirera d’autant plus l’intérêt de nos lecteurs sur le chapiteau du palais ducal :
a A Leyde, on vient d’abattre une jolie façade de la période 1550-1620. Elle était ornée des images en bas-relief de S. Joseph et des quatre sculpteurs chrétiens : Claudius, Nestorianus (sic), Castorianus et Sempronianus (sic), tous pourvus des instruments de leur métier. Le cinquième, Simplicius (le converti), n’y était pas. Les quatre autres portaient des couronnes. Nouvelle preuve que les Quatre-Couronnés et les SS. Sculpteurs, célébrés le même jour (12 nov.), se confondaient aisément dans le souvenir du peuple. Le petit bâtiment, qui se distinguait par cette jolie façade, était l’ancienne maison de la confrérie des Charpentiers. Le propriétaire a donné une place à S. Joseph. dans son jardin. Les SS. Castorien etNestorien (Nicostrate) ont été réclamés par un antiquaire; mais leurs deux compagnons, ainsi que le reste des ornements, ont été mis ea poudre, pour en faire le badigeon nécessaire à l’a entretien» d’autres monuments architectoniques. »
Saint Joseph était là, évidemment, comme charpentier, comme sculpteur en bois, comme le chef des quatre autres sculpteurs en pierre. Quel regret doit inspirer une pareille destruction! Pourquoi donc M. le docteur Leemans, qui a organisé à Leyde un si précieux musée de momies égyptiennes pourries et puantes, de vases étrusques égueulés, de sculptures romaines éraillées, ne songerait-il pas aussi à sauver de la destruction les antiquités intactes et les œùvres d’art bien portantes de son pays? Cela serait patriotique et concilierait tous les intérêts et tous les goûts. Mais il parait qu’il vaut mieux, qu’il est bien plus agréable et plus distingué de tuer son père pour se donner le plaisir de faire vivre et d’adorer un étranger. En Hollande, c’est donc beaucoup comme en France et un peu comme partout. ( Note de M. D.)
2. Tout cela, il faut le dire, est un peu puéril; il y avait peut-être un autre enseignement à donner au peuple de Venise. Le clergé a toujours été plus grave que les laïques; son art était supérieur, son enseignement plus élevé; moins amusant, cet art était plus noble, comme nous le voyons dans nos cathédrales francises, surtout à celles de Chartres, de Reims et d’Amiens.
(Note de AL D,)