XVIII-19. — SCULPTEURS
1. s. simplicivs. Pas de coiffure, mais riches vêtements. Sa main droite est levée en signe d’étonnement ou d’admiration. A la main gauche, un ciseau; le maillet à côté de lui. 11 travaille un petit morceau .de serpentin. — 2. L’inscription est très-effacée; c’est peut-être s. clavdivs. Homme richement vêtu; couronné et nimbé, roi et saint en même temps. Il sculpte une petite figure pour un tombeau. — 3. disipvls incredvl. Pas de coiffure. Petite barbe. Habillé à l’orientale. 11 travaille un petit pilier qui a base et chapiteau. A la main gauche, ciseau; la main droite levée en signe d’étonnement. — 4. s. chastorivs. Richement vêtu, nimbé et couronné ; il travaillait une pierre de porphyre qui est enlevée aujourd’hui. La main gauche tient le ciseau, la main droite est levée en signe d’étonnement. — 5. discipvlvs optimvs. Habillé > comme le disciple incrédule, mais il porte un turban. Sa physionomie est bien orientale. Il travaille une espèce de plat ou de cuvette à côtes. — 6. s. nichostratvs. Richement habillé, couronné et nimbé. Il exécute une trèsbelle corniche. A la main droite, compas ; à la main gauche, ciseau, dont il a le maillet dans son giron. — 7. L’inscription est effacée ; en voici ce qui reste, et encore toute la partie supérieure du nom est détruite ; je recompose le tout à l’aide de la partie inférieure : hirtarvs... sipvl. Ce disciple est vêtu comme les deux autres élèves ; mais il porte une coiffure doublée de fourrure. Son marteau, qui est dentelé et que nous appelons une brette, est posé sur un pilier carré; mais le jeune artiste n’a pas l’air de travailler. — 8. s. simforianvs. Couronné, nimbé, richement vêtu comme les autres; il exécute une figure d’évêque pour un tombeau.
Chacun de ces sculpteurs a un petit morceau de porphyre incrusté dans l’objet qu’il travaille. Au lieu de porphyre, c’est un morceau de serpentin qu’on a donné à saint Simplicius. Cet artiste paraît être le chef des autres. Dans la « légende dorée, vol. i de la traduction de M. G. Rrunet, page 342, je lis à la légende des Quatre-Couronnés : « Il fut réglé que leur fête (des Quatre-Couronnés) se ferait avec celle de cinq autres martyrs, Claude, Castor, Nicostrate, Symphorien et Simplice. Ceux-ci exerçaient la profession de sculpteurs, et, comme ils refusèrent de tailler une idole qu’avait commandée Dioclétien et de sacrifier aux faux dieux, ils furent, suivant le commandement de l’empereur, enfermés dans des cercueils de plomb et précipités dans la mer, l’an du Seigneur 287. » — Mais je ne trouve rien de relatif aux élèves , au disciple excellent, au disciple incrédule, au disciple nommé a probablement
Hirtarus. Peut-être, dans les Bollandistes, existe-t-il quelque légende obscure, que je ne connais pas et où se développent tous les personnages, élèves et maîtres, sculptés sur ce curieux chapiteau 4 .