XXXV-2. — OISEAUX
1. Un oiseau à long bec, peut-être une grue, mange un serpent. — 2. Un cygne tient un poisson dans son bec. — Les 3 et 4 sont détruits. — 5. Un oiseau palmipède se becquète le pied. — Les 6 et 7 sont détruits. — 8. .Un
l’ilalie, quand les gens de service vous demandent une gratification, le a pourboire » de Paris i ils appellent cela la bonne main, « la bona mano • ; mais à Venise on est déjà dans le nord, et l’on vous demande « per la bottiglia », pour la bouteille. Enfin, le fameux et excellent vin de Chypre tourne bien des têtes à Venise, et ce sujet de Noé me parut parfaitement à sa place sur le quai des Esclavons. [Note de M. D.)
4 . Cette inscription montre bien , comme je l'ai dit plus haut , que l’archange Raphaël est le patron des voyageurs en général, et spécialement des navigateurs. Sa place était donc marquée à langle maritime du palais ducal d’où l’on s’embarquait pour les lointaines conquêtes, pour le commerce extérieur. Tobie lui demandant de calmer les flots, c’est le peuple tout entier, ce peuple de marchands et de conquérants pacifiques ou guerriers, qui le prie d’adoucir la mer. Raphaël est là où, ailleurs et par les mêmes motifs, on met saint Nicolas, le patron des marins. Mais ce jeune Tobie, si pieux envers son père, est placé justement au-dessus de Cham , si injurieux pour Noéi Je ne puis m’empêcher de voir dans Cham l’impiété et dans Tobie la piété filiales, précisément comme, pendant tout le moyen âge et même encore à la renaissance, on a mis la chute de l’homme au-dessous de la rédemption, Adam et Ëve mangeant le fruit défendu et servant de piédestal à Marie, la seconde Ëve, l’Ève innocente qui porte Jésüs. C’est du symbolisme par contraste. Ajoutez encore que cette conduite des deux fils Cham et Tobie envers leurs vieux parents précède le chapiteau où les enfants, nés à peine, commencent à grandir et à jouer. Le chapiteau de l’enfance, le bas-relief de Noé et celui de Tobie me paraissent les divers points d’une même leçon : l’amour que les enfants doivent porter aux auteurs de leurs jours. ( Note de M D. )
oiseau, non palmipède, à très-long bec avec lequel il se nettoie une plume sur la poitrine 1 .