INDUSTRIES D'ART
Dire le nombre de missels, bréviaires et livres d'heures que Venise produisit serait fastidieux; il exista aussi des recueils imprimés reproduisant les dentelles et les broderies à la mode.
Ln imprimeur célèbre fut aussi Ottaviano Petrucci qui porta à un haut degré de perfection l'art d'imprimer la musique [498-1501
Les imprimeurs de Venise exécutèrent de forts tirages : on compte jusqu'à trente-six éditions vénitiennes de YAltissiuio Porta œuvres du Dante) ainsi que 110 éditions du Can\ioniere de Pétrarque et 191 éditions de YOrldiido furloso. Quant aux classiques latins, le nombre ne peut être relève.
Pour les bibliophiles, il ne suffit pas qu'un livre soit bien imprimé, il doit avoir une belle couverture. Sous ce rapport, Venise peut donner satisfaction. Les plus belles reliures anciennes connues viennent de Venise. et il n'est pas de véritable collection qui n'ait ses reliures vénitienne Elles sont d'un style oriental très prononcé et rappellent les travaux d<damasquine. Les plus curieuses sont de véritables ouvrages d'orfèvre et le trésor de Saint-Marc en possède de byzantines: on y voit aussi, entre autres, la reliure du bréviaire du cardinal Grimani, par Vittoria.
Basaiti. Le Christ mort (Académie).