‹ VeniseChapitre 18 sur 19 · INDUSTRIES D'ART · texte numérisé non relu

INDUSTRIES D'ART

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C'est des presses vénitiennes, au XVe siècle, que proviennent les premiers ouvrages imprimés en italien, ainsi que ceux écrits en grec. L grecs schismatiques, qui ne furent pas exclu- de Venise comme ils l'avaient été de Rome, devinrent assez nombreux pour qu'Aide Manuce, trouvant des collaborateurs, se décidât à fonder une imprimerie grecque à Venise. De 1495 à 1515, protégé par Isabelle d'Esté, marquise de Mantoue , il édita les œuvres de Platon, d'Aristote , de Plutarque, d'Hérodote, de Thucydide, de Xénophon, de Sophocle, d'Aristophane , d'Athénée , de Dioscoride , etc., sans compter une foule de commentaires, d'ouvrages d'astronomie et autres.

On suppose cependant que la typographie fut importée à Venise par un typographe français , Nicolas Jenson que Louis XI avait envoyé à Mayence pour s'enquérir des procédés.

Toutefois, le premier volume daté de 1469, est dû à Jean

de Spire : les Lettres familières de Cicéron, de 120 feuillets. Quant à Jenson, il ne débuta que l'année suivante, mais ses Livres sont supérieurs à ceux de Jean de Spire qui, après avoir imprimé Y Histoire naturelle de Pline, meurt la même année. Puis, ce fut le fameux Décanter on de Boccace, imprimé par Chr. Valdarfer, extrêmement recherché aujourd'hui. Enfin, de 1472 à 1500, on constate l'existence de 155 ateliers typographiques à Venise.

Malgré l'abondante production à laquelle se livraient Les typographes, les calligraphies et les miniaturistes ne chômaient guère; les grands seigneurs et les papes, jaloux de posséder des œuvres uniques, se composaient

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Page de 1' a Hérodote Je 1494 », imprimé *i V par les frères Je Gregoriis.

des bibliothèques, dont les principaux ouvrages, conservés dans les musées, témoignent du goût éclairé des anciens possesseurs.

Ce n'est guère qu'en 1480 que les graveurs sur bois apportèrent leur aide à la fabrication du livre. En 1494. ce fut un Hérodote, orné d'un frontispice et de lettres ornées, imprimé par les frères de Gregoriis.

Reliure vénitienne [xvie siècle) '.

Ensuite parurent les Métamorphoses d'Ovide, en 1497, par Giovanni Rosso. Deux années plus tard furent éditées les Fables d1 Esope et un Térence in-folio. Il ne faut pas oublier de citer le Songe de Polyphile d'Aide Manuce, paru la même année, ouvrage le plus connu de tous. Venise commit aussi la publication de l'ouvrage de l'Arétin. les Postures, avec gravures dues, dit-on, au burin de Marc-Antoine, d'après les compositions de Jules Romain, livre qui valut à leurs auteurs l'exil de Rome.

1 Ce cliché est extrait de l'ouvrage très documenté l'Art de l'Imprimer:: à Venise pendant la Renaissance italienne [Venise, Ferd. Gngania, éditeur).

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