‹ Venise: ses arts décoratifs, ses musées, et ses collectionsChapitre 50 sur 104 · COUP F F N FAÏENCE DE GURP · texte numérisé non relu

COUP F F N FAÏENCE DE GURP

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cependant deux qui sont d'une intelligence facile : une portée de musique sur laquelle sont tracés les signes conventionnels usités au xvie siècle pour signifier le soupir, le demi-soupir et le quart de soupir, allusion bien claire, étant admise la langue énigmatique des emblèmes, aux regrets de la marquise; puis, un flambeau d'église portant des cierges allumés, dont Paul Jove, en ses Imprese1, nous donne la signification en même temps qu'il expose clans quelle circonstance Isabelle adopta cet emblème qu'accompagnait la devise : Sufficit unum in tenebris. La marquise de Mantoue mourut en 1 5 39 ; c'est donc entre cette année et la date de i5ig qu'il faut placer l'exécution de ce service, dont les

éléments sont épars aujourd'hui dans diverses collections publiques ou privées.

Je signale rapidement ici les pièces de cet ensemble qui me sont connues : British Muséum, deux assiettes, provenant de l'ancienne collection Bernai : Apollon poursuivant Daphné ; Apollon tuant le serpent Python2. — Collection de M. le baron Alphonse de Rothschild : aiguière ornée d'armoiries soutenues par des génies, accompagnée de la devise : nec spe nec metv3, et d'un emblème, composé d'un A et d'un Û, dans lesquels on a voulu à tort reconnaître un monogramme d'artiste. — Musée de Bologne : aiguière semblable à la précédente. — Collection Frédéric Spitzer : grand plat portant au centre les armoiries d'Isabelle, sur les bords : les Hébreux recueillant la manne dans le désert; assiette représentant la Dispute d Apollon et de Marsyas. — Collection Morosini : sept assiettes à sujets mythologiques, portant les mêmes armoiries. De ces treize pièces, toutes fort belles, celle du Musée

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