‹ Venise, une republique patricienneChapitre 33 sur 50 · LA POUTIQLB CONTINENTALE DF VENISE · texte numérisé non relu

LA POUTIQLB CONTINENTALE DF VENISE

mort de Jules II, elle revenait en 1513 à Louis XII. qui lui promettait restitution des territoires vénitiens occupés par l'empereur. Avec François I,r elle renouvelait la convention, et ses troupes contribuèrent pour une bonne part à la victoire de Marignan v 1515). Aussi n'eut-elle point de peine, à la paix générale signée en 1516, à se faire rendre Breseia et Vérone.

Mais si, au total, Venise sortait de cette guerre de huit années sans perte territoriale sérieuse, c'en était fait de l'hégémonie qu'elle avait espéré un moment exercer sur l'Italie du Nord. Le doge Léonard Lorédan (1502-1521), avait eu beau, pendant ces années difliciles, où par deux fois la ville de saint Marc avait été menacée jusque dans ses lagunes, faire preuve d'une constance et d'un îement admirables. En s'engageant dans les complications de la politique italienne et européenne, la République avait perdu quelque chose de cette ferme et fière résolution qui jadis avait fait sa grandeur. Elle avait eu une ligne de conduite incertaine et flottante, elle avait remplacé par les finesses d'une diplomatie compliquée et subtile l'énergique activité qu'elle déployait naguère; et par là, ses ambitions continentales lui avaient été fatales. Matériellement, elle ne devait jamais dépasser les limites acquises en 151G et si difficilement défendues; et bientôt la paix de Cambrai (1529), en installant l'Espagne en maitresse dans la Péninsule, allait diminuer encore son rôle et son indépendance en Italie. Morant, elle n'était pas en une moindre décadence. Malgré la splendeur de la cité, le prestige dont la paraient les arts, le luxe et l'élégance de la vie.

Venise était atteinte aux sources mêmes de son existence. Elle reculait en Orient, elle déclinait en Italie ; tout ce qui avait fait sa grandeur lui échappait en même temps ; et en elle-même elle ne trouvait plus, dans les caractères et les mœurs, le ressort nécessaire pour l'arrêter au penchant de la ruine.

CHAPITIŒ ïv

Venise au XVIe siècle.

La ville. Les mœurs. Les lettres et les arts.

I — L'aspect de la ville au svr siècle. — La splendeur artistique. — L- lr;xe des fêtes publiques. — La magnificence des habitations privées. — Les villas de terre ferme.

IL — La vie et les divertissements. — Les costumes. — Le théâtre et la musique. — Le carnaval de Venise. — Lu

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