‹ Vente d'un riche mobilier comedievaudeville en un acteChapitre 7 sur 32 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

ça se fait tous 1rs jours... Ce sont des fonds que je déplace...

c'est un capital que je réalise... pour le faire valoir... voilà tout!

GASTON

Ah!

* ARM AN DE

Songez donc qu'en reports, je peux lui faire rendre douzi à. quinze pour cent!..

GASTON

reports!... Vous connaissez

ARMANDE. ,

Oh! parfaitement!... je reçois la Côte... et le Journal des chemins de fer... mais maintenant que vous voilà rassuré, ne

parlons pllIS de moi... (ils s'asseyent sur le divan, à droite.) Que fai-

tes-vous?... qu'ètés-vous devenu depuis trois ansî...

# GASTON

J'ai presque toujours voyagé... Ma femme adore les voyages.

ARMANDE. M j ; . ,

Ahî'votre fenme...

• Carje suis marié... 1 ' ' "

Alt MANDE. , ,

GASTON

Oui, grâce à moj.

C'est vrai... il ne dépendait que de vous...

ARMANDE

Étiez-vousfou?.. ««Dis un mol, m'écriviez-vous... etdussé-je rompre avec ma famille entière... » Heureusement je refusais de vous répondre.

GASTON , l'animant. , -i /

J'étais furieux, désespéré... Ah! tu fus bien cruelle!..

ARMANDE

Vous me tutoyez, monsieur le comte?

GASTON

Eh bien! oui... car en me retrouvant ici... près de toi... dans ce boudoir...

• ! ! ARMANDE*, froidement.

Et avouez, monsieur le comte, que je fis bièn d'agir ainsi... abuser de votre folie, c'eût été une faute, un crime même. (Se levant*.) Trois mois après, vous étiez l'époux d'une femme, charmante... qui vous aime... qui vous adore.

GASTON. , t.

Oh!

ARMANDE. M

Je lésais... car, si vous avje* des journaux qui vous parlaient de mes succès, moi, j'avais des amis «qui me parlaient lie votre bonheur...

iO VENTE D'UN toCÛit MOBILIER.

, . i . j • lil.i 1 Ml t I I t

GASTON, se levant;

Ah! oui... Gernouillet, mon oncle, mon vaurien ' d'bhéle/ comme on l'appelle dans la famille... Vous le voyez donc toujours? .

ARMAIS DE

Quelquefois... chez Lili... ' •..„..„. u « , .

GASTON

Lili? • • ' " ,,! 1 ,; '

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