CONFESSION GENERALE
de son altesse sérénissime mgr le comte d'artois
Les yeux remplis de larmes, que la rage seule faisoit couler, détestant moins son infâme conduite, aue pénétré du regret de n'en pas recueillir le fruit, S. A. S. Mgr le Comte d'Artois arriva à Madrid, après avoir pensé éprouver à Lyon la fureur légitime d'un peuple justement irrité : tantôt il se représentoit la perte des caresses lubriques de son illustre bellesœur, les emportements de la tribade Polignac; ensuite l'ambition succédoit à ce ressouvenir amer; les réflexions sinistres assiégoient son cœur; et le désespoir de n'avoir pu consommer son exécrable forfait, augmentait l'affreuse situation de ce coupable Prince.
« Eh quoi ! se disoit-il, doutant de son existence; suis-je bien moi ? Quelle révolution ! et quelle en sera la suite ? C'est donc en vain que l'amour, cette pas-
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sion tyranniqiie, m'a fait tout entreprendre : adultère, presque assassin; j'ai violé les droits les plus respectables, ceux de fraternité et d'époux. Ce sont les fruits adultérins d'une union réprouvée, qui doivent un jour régir la Monarchie Française. Au fond du cœur méprisant le Monstre qui secondoit mes vues criminelles, j'ai contribué à ses plaisirs, pour me frayer un chemin qui put me conduire au Trône ; un instant de plus, la France étoit à moi; les Ministres m'étoient dévoués, la lâche trahison me donnoit la moitié des suffrages, la force et la violence m'assuroit de l'autre : un Breteuil, un Barentin, parvenus à s'emparer du timon de la Monarchie, avoient déposé dans mon sein le serment sacré d'une odieuse et indigne fidélité. Un instant, un seul instant atout détruit: du faîte des grandeurs je tombe dans l'avilissement; l'horreur et l'exécration sont les seuls sentiments que j'inspire, et mon nom désormais ne sera plus que le signal de la terreur et de l'effroi.
« Quel parti prendre ! Divinités infernales ! Vous à qui j'ai toujours sacrifié, présidez maintenant à mes idées; ma raison est bouleversée, soyez-moi propice, et je vous voue un hommage éternel.
« Mais quel rayon de lumière vous faites luire à mes yeux, et quel sentiment vous faites naître en mon cœur ! Déjà mon espoir se rétablit. 0 Sathan, mon génie tutélaire, non, ce n'est point en vain que je t'invoque ! D'Artois sera toujours d'Artois, Pennemi do la nation, et ton fidèle suppôt. »
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C'est ainsi que raisonnoit l'indigne rejetton d'un sang illustre ; c'est un Bourbon qui dans son cœur prononce le serment affreux d'accabler le peuple de sa haine ; et pour l'aider à y réussir, la politique fuit de la Cour Française et le suit en Espagne pour Tinfecter de tout son poison.
Quel changement et quel affreux tableau d'hypocrisie va nous présenter Son Altesse arborant l'étendard de l'humilité, poussant des soupirs affectés par intervalle, se frappant la poitrine ; telle est la manière que le Comte d'Artois, paroissant se traîner à peine, emploie pour se présenter au Tribunal affoibli de l'Inquisition. Son titre qu'il a tant de fois méconnu, l'honneur de son nom dont il s'est rendu tant de fois indigne, le font parvenir aux pieds de Dom Jérôme, grand Inquisiteur. Après avoir frappé trois fois la terre de son front, suivant l'usage, humblement baisé le pan de la robe du R. P. Hypocrite, d'Artois s'exprime en ces termes :
« 0 mon Père ! organe sacré de la Majesté Divine, c'est à vos genoux que je viens réclamer la miséricorde d'un Dieu dont je redoute le courroux; puis-je espérer d'obtenir quelque grâce ? le nombre de mes iniquités est si grand que j'ai tout lieu de despérer (1) du pardon. C'est en en déposant le fardeau dans votre sein que je vous supplierai d'employer auprès de lui votre intercession : ce n'est pas seulement le
(1) Lisez : désespérer.
cri de ma conscience qui m'assaille; c'est encore les gémissements d'un peuple que j'ai rendu malheureux. Artisandesoninfortune,samisèreest mon ouvrage. J'ai égaré le plus tendre des frères, un Roi vertueux; j'ai fait un monarque foible; j'ai aveuglé toute une nation sur ses qualités royales, et la destruction totale du royaume étoit le vœu de mon cœur; j'en aurois sans doute vu l'accomplissement, si l'Être Suprême n'avoit regardé les Français en pitié.
« Daignez donc, ô mon père, me réconcilier avec moi-même ? L'énormité de mon crime m'a rendu vil âmes propres yeux; la naissance, le rang, dévoient me rendre l'exemple de l'univers; la bassesse de ma conduite m'en a rendu l'opprobre. »
Le religieux, trompé par cette douleur apparente et les démonstrations de faux repentir, entreprit de consoler S. A. en lui disant: « Espérez, espérez tout, mon fils, de la grâce divine; si la voix publique condamne avec raison le tissu d'abominations que vous avez commises, l'aveu que vous allez en faire, la pénitence que le Très-Haut vous imposera par mon ministère, sera le fondement de votre retour à la vertu, et le premier acte de votre résignation à sa justice : descendez dans votre cœur, et courbez-vous devant l'Image de votre Dieu. «
On pressent bien que ce commandement propageoit l'orage dans le cœur de S.A. Toute la ,terre connoit l'orgueil de ce prince, et il ne fallait pas moins que la nécessité pour qu'il s'y soumit. La nécessité, cette loi
impérieuse, lui crioit aux oreilles : Superbe^ humilie^ loi. Tout le détermina à embrasser ce parti. Après donc quelques moments d'un feint anéantissement, S. A. poussant des soupirs, fit au grand inquisiteur la confession des atrocités qui le rendront à jamais rohjet du mépris et de la haine.
« Non seulement, mon Révérend Père, je vais par ma sincérité chercher à regagner les faveurs célestes ; mais encore je veux que mon repentir soit public, et dévoiler à la nation, que j'accablois d'outrages, les forfaits que je vais déposer dans votre sein. Puisse un peuple qui me déteste, avec raison, oublier en partie que je suis le principe de son désastre, et ne pas me sacrifiera sa vengeance, en voyant les larmes de sans: ciue le remords me fait verser.
«Je glisserai rapidement sur mes premières années. L'éducation des princes, si brillante en apparence, mais vicieuse en otus (1) points, fut la base de ma conduite : un caractère méchant, féroce môme, annonçoit déjà dans mon enfance à la nation françoise que je serai son oppresseur.
« Tout favorisoit alors le penchant décidé qui me portoit au mal. La mort de Louis XV, l'élévation de mon frère aîné, sa bonté naturelle qui éloignoit de son âme le soupçon du crime, sa confiance, sa sécurité, les acclamations, les éloges de son peuple, Tassuroient de la félicité publique; il la croyoit éternelle. Hélas 1
(1) Lisez : lous.
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quelle étoit son erreur ! il ignoroit que les princes de son sang, son frère même, son propre frère, que tout devoit rendre les protecteurs chéris de la nation, travailloient sourdement à sa destruction.
« Ce fut au moment que la dissipation et les excessives prodigalités pensèrent épuiser l'immensité de mes moyens, que je m'égarai, me perdis ; l'injustice me domina; la soif brûlante des richesses vint me tourmenter; je n'y pus résister, et rien ne put réprimer les concussions que je mis en usage pour augmenter mes revenus. Je tyrannisai mes vassaux; insensible à leurs peines, à leurs fatigues, je les rançonnai sans pitié, et le plus souvent je sacrifiai au hasard du jeu ou à la vitesse d'un cheval anglais, ce fruit de la rapine et de la vexation.
« Non, jamais je ne puis me rendre assez coupable, ô mon Fère ! il faut, que dis-je, il faut ? l'honneur que j'outrageai, la religion que je méprisai, la douleur que je ressens, tous ces justes motifs me font un devoir, me contraignent à vous accuser quel étoit alors la noirceur de mon âme et l'indignité de mes sentiments. Oui-, mon Père, c'étoit peu pour mon lâche cœur d'opprimer ainsi l'infortuné ; le plus pur de son sang suffisoit à peine pour étancher la soif cruelle dont j'étois dévoré. Promenant sur le trône des regards envieux, je maudissois le destin de m'avoir fait naître le plus jeune de mes frères; je l'accusai d'injustice, et dès ce moment je vouai à mon frère, à mon roi, une haine dont il ne tarda pas à éprouver les barbares effets.
« Je m'appliquai sérieusement à eonnoître sur quel fondement un monarque établissoit sa grandeur; je reconnus qu'elle étoit fixée sur l'équilibre, et que peu de choses suffisoit à lui faire perdre. La tendresse du peuple l'avoit toujours maintenu; je travaillai à l'anéantir, et j'y parvins. Les infâmes agents que je produisis au ministère servirent mes complots, et le meilleur des rois séduit, égaré, perdit par degré l'amour du français. O mon Père ! tels furent les premiers pas que je fis dans la carrière du crime.
« L'état affreux de la France est mon ouvrage. Je vous l'accuse, j'avois médité sa ruine, et sa perte étoit l'aliment qui nourrissoit mon ambition. Les conseils et les sages représentations d'une épouse vertueuse ne mirent pas de frein à ma rage effrénée ; elle ne fit qu'allumer mon ressentiment; je l'accablai d'outrages, et les moins détestables que je lui fis essuyer, fut de lui associer les plus viles catins et les plus lubriques courtisanes de ce siècle.
« Sortant de ses bras où le caprice me ramenait parfois, je ne laissai jamais subsister aucun doute sur mon intention, et ne lui dissimulois point que le devoir ni le sentiment n'avoient aucune part à mes caresses. Je poussai la barbarie jusqu'à l'instruire de mes dérèglements. J'affichai la dépravation, sans avoir la politique de voiler mes déportements.
« Violemment incommodé cVune indigestion de
biscuits de Savoie (1), je vais, disais-je à mon cocher, prendre du Ihé à Paris. La Duthé, cette infâme créature, cette exécrable Messaline sortie de la fange des plus sales B... de la capitale, devint mon idole et l'objet de mon culte et de mes hommages. Je les lui offris en public, et bravant insolemment la censure de mon roi, l'indignation d'un peuple que je méprisois, je forçai ceux qui étoient sous ma dépendance à plier le genou devant l'odieuse prostituée que j'adorois.
« O mon digne et très Révérend Père, comment, sans mourir de honte, vous faire le détail de mes courses nocturnes, les orgies scandaleuses que j'y commettois, les risques que j'y courus? Compromis dans les plus noirs taudions, avec les scélérats et le rebut de la populace; un Prince du sang royal, un frère du Pioi, mangeoit, buvoit, familièrement avec cette race abjecte, et m'assimilant avec eux de cette sorte, je ne rougissois pas de me déclarer leur confrère et leur appui.
« Un mal aifreux germa dans mon sein ; ce noir poison, distillé par le libertinage, pensa devenir funeste à ma digne et adorable épouse. Alors, je cessai de fréquenter ces obscurs et dégoûtants repaires, sans cependant en devenir plus sage, et je présentai de nouveau vœux à la prostitution.
(1) Jeu de mots sur Marie-Thérèse de Savoie, comtesse d'Artois, et la Duthé, P si renommée, donlle faste écrasoitcelui
de sa Majesté Royale.
{Noie de iauleurdu pamphlet.)
« Contât, cette volage actrice dont la renommée publioit les charmants attraits, enflamma mon cœur de la passion la plus vive, et sans m'arrêter à l'indigne source dont elle est sortie, sans aucune considération pour son état, si incompatible avec mon rang et mon nom, je m'étourdis dans la bassesse dont je me rendois coupable; je bravai la clameur publique sur le tableau sincère de ses abominables mœurs ; je fis de Contât ma divinité.
« C'est dans les embrassements de cette prêtresse de Priape que j'épuisai tous les ressorts de la fausse volupté : pour me plaire elle me dévoila tous les secrets de l'Arétin, dont la pratique depuis m'a toujours été chère. Je m'énervai par la brutalité de mes révoltants transports, et je n'avois plus pour la céleste compagne que le Ciel m'avoit donnée, que la froideur la plus insultante.
« Bagatelle. Ce charmant asyle de la débauche devint le sanctuaire de la mollesse et du libertinage : mes complaisants et délicats pourvoyeurs fournissoient tous les jours ce temple de nouvelles déesses ; j'y promenois des regards languissants ; mes sens émoussées par les jouissances de tous genres que je m'étois procurées, ne se ranimoient qu'à peine ; il falloit les exciter par l'attrait piquant de la nouveauté : c'est ce que je fis.
« J'osai jeter un œil profane sur Madame la duchesse de Bourbon : ce secret inconnu jusqu'alors me couvre encore de honte et de confusion : mon aveu coupable
irrita sa vertu. Désespéré de ce refus, je l'insultai, et tout Paris fut témoin de la vengeance de son époux; j'y fis remarquer la lâcheté dont mon cœur est susceptible; et je fis connoître à la nation française combien je me souciois peu de démentir et déshonorer un sang- illustre.
« Malgré la politique dont je me servois, l'infamie de ma conduite commençoit à percer; l'indignation soulevoit les esprits; les épigrammes sanglantes et méritées m'étoient adressées de toutes parts : je m'éloignai, et Gibraltar fut le théâtre que je choisis pour me signaler par de nouveaux exploits.
« Vous les connoissez, ô mon Père ! l'adulation me couronna de lauriers, et la vérité me les arracha ! Hué ! sifflé de tous les vrais braves, guerrier sans gloire, frère sans amitié, père sans naturel, époux ingrat, citoyen perfide, prince sans délicatesse, il ne manquoit à tous ces titres, qui m'étoient distribués par toutes les bouches et les cœurs de la capitale, que celui de lâche patriote. Avec justice on me le décerna. Aujourd'hui proscrit, rejette de mon auguste famille, le peuple a mis ma tête à prix : eut-elle tombée sous son glaive vengeur, et mon cadavre souillé par la poussière et foulé aux pieds, privé de sépulture, je n'aurois que foiblement expié mes forfaits (1).
(1) La Contât est fille d'une revendeuse de fruits et d'un mouchard de Robe-courte. Son frère, sacripantde la première classe, exerce encore cette honorable fonction, et cette héroïne de coulisses est sans contredit l'actrice la plus déréglée de tous les théâtres. [Noie de l'auteur du pamphlet.)
318 VENUS DAMNiiES
« A mesure que je perdois l'estime et la confiance publique, la rage s'accrut dans mon âme, le nom Français me devint odieux; j'abhorrai son existence, et j'associai mon farouche ressentiment à la barbare R... [Reine] que le plus malheureux des rois avoit prise en Germanie pour former le bonheur de ses jours.
« Nos cœurs furent bientôt unis ; le crime le plus atroce cimenta cette union. Sans égard au droit du sang, je souillai la couche nuptiale, et fit féconder la Famille Royale. Plus de mystère alors ; ne respirant plus tous deux que fureur et vengeance, nous nous assurâmes des Ministres ; nous nous défîmes des gens vertueux dont la gêne continuelle contrarioit nos desseins. Nous pillâmes le Trésor i*oyal, et le Père du peuple, obsédé de traîtres, ignoroit le malheur de ses enfants, et l'orage affreux qui menaçoit la Monarchie.
« L'exécrable Polignac, le monstre détesté, ce monstre indéfinissable, comme une quatrième furie, se joignit à la cabale, et se fit une gloire d'en diriger
les indignes manœuvres. Adorée delà R àlaquelle
elle avait fait adopter ses goûts infâmes, elle se parta- £>-eoit alternativement entr'elle et moi, et nous avions formé par cette intime réunion le plus affreux trio.
« Rien ne coûte à cette mégère ; son âme passa dans la mienne et le même génie nous anima ; nous épuisâmes la France ; crime léger, qui ne suffisoit pas à notre fureur ; la destruction totale de ses habitants étoit le vœu le plus ardent de notre cœur.
« Cond. (1), Gont. (2), de Guiche, tout aussi lâches, aussi perfides que nous, augmentèrent le nombre des tyrans de la Nation ; nous soufflâmes dans le cœur de la Noblesse Taffreux poison de la discorde. Nous lui fîmes envisager ses droits violés, sacrifiés au titre chimérique de citoyen, et nous en fîmes autant d'ennemis du peuple que de la liberté.
« Notre ligue qui paroissoit indestructible, grossissoit tous les jours. Déjà nous ne gardions plus le secret, levant insolemment nos têtes altières, nous rejettions avec dédain les supplications et les larmes des habitants, rongés par l'affreuse misère que nous avions fait naître ; quelques jours de plus, et des fleuves de sang inondoient la capitale. Déjà ils se présentoient à nos yeux, et nous nagions d'avance avec ravissement dans ces sources délicieuses.
« Les citoyens massacrés l'un par l'autre ; les habitants égorgés par une troupe de brigands enrégimentés soumise à nos ordres^ barbares ; les cadavres expirants les uns sur les autres : voilà, mon Père, le trophée que nous voulions élever à notre gloire immortelle, et le spectacle enchanteur que nous nous préparions.
« Le {la) ville réduite en un monceau de cendres, coup d'œil flatteur pour dr, 'louveaux Néron, présentoit à nos regards la pliîL agréable perspective, et les préliminaires les plus sanglants annoncèrent à la
(I.) Condé.
(2) Conli.
Patrie le signal horrible de la terreur et de la proscription.
« Cette all'reuse conspiration toiichoit au terme fatal de son exécution ; les maison''- étoient désignées, cent mille habitants alloient pjrir victimes de notre rage, lorsque la main de l'Être suprême détourna les coups cruels que nous allions porter, et l'imprudence trahit nos vues criminelles.
« Le féroce Lambesc, à la tête d'une troupe de tigres altérés du sang français, se livre trop tôt au sentiment qui nous animoit : aveugle dans ses horribles transports, il commença l'alarme générale, et détruit nos projets par sa promptitude et son impatience.
«Les ministres de notre rage n'étoient point prêts ; nos satellistes n'étoient point arrivés ; le nombre qui nous avoit vendu leurs bras et leur vie, étoit trop faible pour opposer à la vile populace que nous avions juré d'exterminer; défenseurs de ses jours, de son existence,de sa liberté, les citoyens s'ameutent, s'arment et renversent en un instant nos plus chères espérances. Terribles et bouillonnants de fureur, les vaillants Parisiens menacent nos jours, pour lesquels nous commençons à trembler. L'horreur se répand, le sang des traîtres coule : prisonniers dans Versailles, tous les passages sontobstrués, et nous voyons avec douleur le triomphe national. Journée malheureuse où nous vîmes anéantir nos effroyables desseins ! Les larmes couloient de nos yeux, la rage seule en faisoit naître la source ; nos amis, nos partisane, les scélérats enne-