I. Le mot terminé en ant est participe
présent :
!Les rois ne pouvant tout voir par eux-mêmes, ont besoin de ministres sages. — Je méprise ces folliculaires ne mordant que pour vivre (Voltaire).
^ Le participe présent fran^is était autrefois toujours variable, comme le participe présent latin. C'est le 6 juin 1679 ^^ PAcadémie sanctionna l'invariabilité du participe présent.
s La préposition ne ne saurait évidemment modifier qu'un verbe.
g6 DE L*EMPLOI DES TEMPS.
Ces jeunes gens, faisant de bonnes lectures, g^nstruîsent 20. Lorsqu'il a un \ rapidement. . . Cette réflexion, régime direct. \ embarrassant notre homme.
On ne dort point, dit-il, quand on a tant d'esprit (La Fontaine).
iCes dames, en arrivant au théâtre, admirèrent d'abord la beauté de la salle. — Ils ont perdu, en voulant trop gagner. — Les abeilles s'en vont butinant de fleur en fleur.
sous-entendue.
Remarque A* — Le sujet du participe précédé de en doit, généralement, être le même que le sujet du verbe de la proposition principale. " Je le rencontrai en arrivant au théâtre = je le rencontrai lorsque j'arrivai au théâtre. — Je le rencontrai arrivant au théâtre = je le rencontrai quand il arriva au théâtre." Cette règle n'est pas absolue, mais il faut l'observer toutes les fois que le sens de la phrase pourrait être équivoque.
Remarque B. — Souvent, pour donner plus de force au gérondif, on le fait précéder de touty qui exprime alors une concession : Ex. ** Tout en parlant^ il reconnut ses torts. — Tout en marchant ^ je lui donnai de bons conseils. — Tout en faisant des concessions, il^ maintinrent leur dignité habituelle," etc.
II. Le mot terminé ena«/est adj'ectif verbal : 1°. Quand il est attribut, et qu'il est précédé, ou qu'on peut le faire précéder des verbes être^ devenir ou d'autres verbes qui expriment l'existence. Ex. : ** Des esprits bas et rampants (== qui sont rampants) ne s'élèvent jamais au
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sublime. — On aime les enfants sages et ohéissants (= qui sont obéissants). — Cette position devint embarrassante, — Les hommes médisants (= qui sont médisants) n'épargnent pas même leurs amis).*'
2°. Quand il est précédé d'un adverbe : Ex.:
**Une personne bien pensante, — J*ai vu votre mère très souffrante, — Votre sœur inspire beaucoup d'intérêt ; on la voit si souffrante et en même temps si prévenante et si touchante ^^^ etc.
Remarque A. — Les adjectifs verbaux s'emploient souvent substantivement^: Ex. : " Les mourants^ les vivants , les allants et les venants. — Les morts et les vivants se suecèdent continuellement/* etc.
Remarque B, — La forme verbale en ant^ accompagnée d'un régime indirect est, selon Vidée qu'on veut exprimer^ tantôt participe présent, tantôt adjectif verbal. Ex. : " Voyez-vous la rosée dégouttant des feuilles = la rosée tombe goutte à goutte, c'est une action qui ne peut être exprimée que par un verbe. — Voyez-vous les feuilles dégouttantes de rosée = elles sont mouillées par la rosée, c'est l'état sous lequel elles s'offrent à la vue.'*
Remarque C, — Quelques participes présents ont pour correspondants des adjectifs, dont l'orthographe est différente, et avec lesquels il faut bien prendre garde de les confondre. En voici la liste : —
lo. Extravaguant, fatiguant et intriguant, changent uant en ant : extravagant, fatigant et intrigant.
1 Ayant et étant ne sont jamais adjectifs verbaux ; cependant ayant s'emploie substantivement et prend conséquemment le signe du pluriel dans certains termes de loi, comme les ayants droit, les ayants cause.
Soi-disant est toujours invariable: De soi-disant marquis. — Une sop-disant princesse.
2o. Fabriquant et vaquant changent quant en eanti fabricant, vacant.
30. Adhérant, affluant, coïncidant, différant, équivalant, excédant, excellant, expédiant, changent ant en enti adhé« rent, affluent, coïncident, différent, équivalent, excédent» excellent, expédient.