Le participe d un > ^e^ j^j^^ ,j, ^^^jt
verbe impersonnel.» | Les guerres qu'il y a «..
Remarque. — Il ne s'agit évidemment pas de pluies faites ni de guerres eues par quelqu'un; aussi le pronom conjonctif que^ qui précède le verbe, n'en est pas le régime direct. Ces verbes sont dans ce cas de véritables gallicismes, marquant seulement l'existence, et leurs participes n'ayant pas de régime direct restent invariables.
!Là guerre que j'avais prédit qu'il en résulterait.
La lettre que nous avions présumé que vous recevriez est enfin arrivée.
Remarque. — La raison en est que le participe entre deux que a généralement pour complément direct la proposition qui suit. En effet, j'avais prédit quoi? qu*il en résulterait la guerre. — J'avais présumé quoi? que vous recevriez la lettre.
Il est bien entendu que si le premier que est le régime direct du participe, celui-ci s'accorde avec le régime direct qui le précède.
Ex. : " C'est votre sœur elle-même que j'ai prévenue que je sortais." Ici, la participe varie parce qu'il est précédé de son complément direct que^ mis pour sœur; la proposition que je sortais n'est pas régime indirect, c'est comme s'il y avait de ce que je sortais.
D'ailleurs, les phrases où se trouve un participe passé entre deux que sont peu harmonieuses, et on ne les emploie que le plus rarement possible.
^ Il est également invariable quand le verbe impersonnel se conjugue avec ître. Ex. : " Il est arrivé de grands malheurs. — Il s'est glissé une erreur." Dans le premier exemple, le participe s'accorde avec son sujet //, qui est du masculin et du singulier ; dans le second il s'accorde avec son complément direct jtf, qui précède, et qui est du masculin et du singulier, puisqu'il représente Je mot il.
i Cette difficulté est beaucoup plus grande que je ne /'avais pensé.
Ils se sont conduits comme nous /'avions dit, La famine arriva ainsi que Joseph fdiv^Xt prédit.
Remarque. — La raison en est que /*, signifiant cela, est du masculin singulier et ne saurait, par conséquent, rendre variable le participe dont il est le complément direct. C'est comme s'il y avait dans les exemples ci-dessus : Cette difficulté est beaucoup plus grande que je n'avais pensé qtielle était grande, — Ils se sont conduits comme nous avions dit quails se conduiraient, etc.
40. Le participe ayant Ç Je regrette les nombreuses pour complément un 1 années que j'ai z//:2^* sans poumot avant lequel il y a ^ voir m'instruire.
une préposition sous-en- Les soixante-douze ans que
tendue. I Louis XIV a régné.
Remarque. — La raison en est que le mot en question n'a que l'apparence d'un régime direct, mais est en réalité un régime indirect. C'est comme s'il y. avait dans les deux
' Cependant il y a un cas où le verbe neutre vivre exprime l'action et devient transitif: c'est quand on emploie certaines locutions mises en vogue par quelques écrivains modernes, telles que : vivre la vie, vivre des années heureuses. On dit : J'ai vécu voire vie, et l'on doit, par conséquent écrire : votre vie, que j'ai vécue avec vous. — C'est la joie et la douleur mises en commun, c'est toute la vie qu'on a vi^M^ (George Sand).
Il en est de même des participes passés des verbes coûier et valoir qui, tout en étant des verbes neutres se conjuguant avec Pauxiliaire avoir, deviennent verbes transitifs et, par conséquent, susceptibles d'accord, quand ils sont employés au sens figuré. Or coûter est pris activement quand il signifie causer ^ occasionner \ le verbe valoir l'est aussi quand il signifie procurer, rapporter,
io6 DE l'emploi des temps.
exemples ci-dessus : Les Années pâttdani lesquelles j*ai vécu .... Les soixante-douze 2ins pendant lesquels Louis XIV a régné. / Je lui ai rendu tous les ser-
vices que \2Xpu (=pu lui rendre).
Avez-vous réellement fait tous 50 Les participes /«, \ les efforts que vous avez dû{j==^ dây vouluj pertnisj lors- ) dû faire)?
qu'il y a après eux un \ On peut dire qu'il a obtenu verbe exprimé ou sous- J tous les succès qu'il a voulu (= entendu. | voulu obtenir).
Il a fait les dépenses que ses
richesses lui ont permis (= per-
mis de faire.)
Les peines que cette affaire m'a coûtées (= m'a causées). — Les honneurs que cette place m'a valus (= m^a procurés)^ etc.
Toutefois, les grammairiens ne sont pas d'accord sur la variabilité de ces deux derniers participes. La plupart les font varier, quand ils sont employés, au sens figuré, comme verbes transitifs, ainsi que l'exige la logique ; quelques-uns veulent, au contraire, que coûté et valu soient toujours invariables. Le Dictionnaire de r Académie est de cette dernière opinion pour le participe coûté ; il est muet sur la variabilité ou l'invariabilité du participe valu.
Pourtant, nous pensons que lorsque les deux verbes coûter et valoir prennent une signification active, c'est-à-dire sont employés au figuré, ils doivent babir les accidents grammaticaux des verbes dont ils tiennent lieu.
C'est ainsi, d'ailleurs, que les auteurs classiques emploient ces deux participes: "Vous n'avez pas oublié les soins que vous m'avez coûtés depuis votre enfance. (Fénklon).
" Que de soins m'eût coûtés cette tîte charmante I " (Racine.)
^^ Si vous saviez toutes les salutations que mon habit m'a va- /«tfj." (J. J. Rousseau.)
De même, la verbe /^J^r est verbe intransitif et son participe passé invariable quand il signifie avoir le poids de, Ex. : " Cette caisse ne pèse plus les dix kilogrammes qu'elle 2, pesé. " Mais il devient verbe transitif et son participe passé varie quand il signifie faire Paction de peser. Ex. : *' Vos marchandises sont prêtes, je les 2à pesées moi-même."
DE L*EMl»LOl DES TEMPS. I07