‹ Vercingétorix et l'indépendance gauloise: religion et institutions celtiquesChapitre 11 sur 71 · César, de Bello gallicOy ii · texte numérisé non relu

César, de Bello gallicOy ii

a VEhClNGÈTORIÏ.

pendance, tués en si grand nombre, dit Plutarque^ que les Romains passaient les rivières et les étangs sur les corps morts dont ils étaient remplis*. Il vit enfin les chefs les plus populaires de ces cités poursuivis et mis à mort par Tordre de César, Dubnorix, Induciomar, Accon. Ambiorix, après sa victoire sur les Romains, avait bien pu, grâce à la fidélité de quelques vassaux, échapper non pas à répée des légionnaires, mais au poignard des émissaires de César'; mais, dans sa course errante, poursuivi avec acharnement de caverne en caverne et de forêt en forêt, le roi ou grand chef des Ardennes pouvait enfin être surpris et succomber d'un jour à Tautre. Pour régulariser la soumission de la Gaule et Tavoir constamment sous la main. César tenait chaque année, au prin* temps, une assemblée générale où devaient assister, comme députés, les principaux nobles de chaque cité. Aussi se manifestait-il, sur tous les points de la Gaule, des dispositions à une insur-^ reCtion générale qui n'attendait qu'une occasion favorable ppur éclater, et que César est obligé lui-*

1. Plutarque, Vie de César^ c. 22* H). César; de Belh gaUico, \i, 20i

veucingètorîi. 2â

tnême de reconnaître. « En apprenant la défaite et la mort de Sabinus, écrivait-il en 54, presque toutes les cités de la Gaule se préparaient à la guerre; elles envoyaient des messagers et des ambassades de tous côtés; elles examinaient quelle résolution il leur restait à prendre, comment elles devaient commencer la guerre, et tenaient, la nuit,

des assemblées dans les lieux solitaires Je ne

sais, d'ailleurs, s'il faut s'étonner, sans parler de beaucoup d'autres motifs, qu'une nation qui s'était placée au-dessus de toutes les autres par ses vertus guerrières ait ressenti la plus profonde douleur en se voyant abaissée au point de subir le joug des Romains ^ »

Donc, Vercingétorix en voyant que la Gaule s^était perdue en se divisant, et ayant, d'ailleurs, hérité du courage et des desseins de son père, résolut de rendre sa patrie à elle-même, en formant une confédération de toutes les cités gauloises* Cette confédération devait embrasser d*abot*d les populations celtiques proprement dites, Sénonais, Pictons, Turons, Aulerkes, LemoVikes, Andes, s'étendant, à l'ouest, dans toute la Confédéi'atioii

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