‹ Vercingétorix et l'indépendance gauloise: religion et institutions celtiquesChapitre 12 sur 71 · CéBar, de Bello gallicOy v, 53 et Gli · texte numérisé non relu

CéBar, de Bello gallicOy v, 53 et Gli

armoricaine jusqu'aux rochers de la mer des Gaules, jusqu'aux rivages de l'Océan britannique. Par Luctère, le plus puissant chef des Cadurkes, et qui avait dans son vasselage la ville d'Uxellodunum (Puy d'Issolu), il comptait rallier à la cause nationale l'Aquitaine occidentale, Rulhènes, Cabales, Auskes, Tarbelles, Nitiobriges, rappeler la Narbonnaise au souvenir de son ancienne indépendance, et même paraître en armes sur les limites de la Province. Quant aux Belges, épuisés par43es deux terribles guerres qu'ils avaient soutenues seuls, en 57 et en 53, contre les Romains, ils voudraient eux-mêmes entrer dans la ligue de tous les Gaulois, quand le moment serait venu. Vercingétorix trouvait entre eux et les Celtes un intermédiaire naturel dans les peuples celto-belges des bords de la Seine, les Parisiens, par exemple, qui s'étaient empressés d'entrer des premiers dans la confédération. D'ailleurs, Ambiorix avait dit : « que rien de ce qui était gaulois ne pouvait être indifférent aux Belges,.... et que des Gaulois ne pouvaient refuser à d'autres Gaulois de combattre avec eux, surtout quand on prenait le dessein de reconquérir la liberté commune,..,, et quand ce dessein était pris d'un commun ac-

cord par la Gaule entière*. » En formant cette confédération, Vercingétorix sentait qu'il ne faisait que faire passer à l'état d'institution un besoin de rapprochement, que toutes les peuplades ou cités gauloises éprouvaient déjà bien avant lui. Les confédérations particulières devenant de plus en plus nombreuses autour des cités qui obtenaient le principat, les monnaies tendant à s'unifier avec les emblèmes nationaux, sanglier ou surbur, cheval, alauda ou alouette, signes et cercles druidiques, ne lui laissant aucun doute à cet égard. Tous les Gaulois parlaient la même langue ou des dialectes de la même langue'; ils avaient tous des gouvernements électifs, une histoire commune, dont ils étaient fiers comme de leur nom de race. Bel ges,Celtes,Aquitains; ils étaient unispar le lien le plus puissant qui soit au monde, la même religion • ; ils se disaient tous frères, tous fils du Dis

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