‹ Vercingétorix et l'indépendance gauloise: religion et institutions celtiquesChapitre 34 sur 71 · Diodore de Sicile, I. v, c · texte numérisé non relu

Diodore de Sicile, I. v, c

3. C'est ce qui était établi dans Une histoire des Gaulois, écrite par un auteur grec, Timagène, histoire aujourd'hui perdue et qu'il serait bien utile de retrouver. Ammien Marcellin Pavait sous les yeux en écrivant cette phrase ; « Druidte memorant hanc partem populi indigenam, sed alios quoque ab

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de former dans le nord, sous le nom de Belges, la famille gauloise, d'où elles se répandirent dans la Bretagne, dans la Calédonie et plus tard sur les rivages de l'Irlande. Les Belges pratiquaient aussi le culte druidique, car le collège de druides le plus célèbre, avec celui de Chartres, était celui de l'Ile de Bretagne. César dit même que la doctrine druidique fut découverte dans cette île. Et en effet, les Phéniciens, qui avaient, comme la plupart des peuples orientaux, leur collège de prêtres et qui faisaient leur commerce le long des côtes de la Gaule et de toutes ces îles nommées par eux Cassitérides y étaient représentés par leur Hercule tyrien, dont les attributs, ainsi que ceux d'Ogmios, le dieu des lettres ou de l'instruction, finirent par être reportés sur le dieu celtique Teutatès. Ce fut la dernière évolution du drui* disme. C'est ainsi que le naturalisme, ou plutôt ce grand vitalisme des tribus pastorales et guerrières de F Arye se transforma graduellement pendant l'âge de leurs émigrations pour devetiir le druidisme, ainsi qu'en Gaule, comme il le fit aussi

cxtimis Insulis confluxisse et tractîl^us transtlienanis> crebrîtate Jbelloruiu et alluvione fervidi maris sedibus suis expulses. » Ammien Marcellin> 1. xv, chap. 9.

pour les Aryas du Paropamise, du Pendjab et de rinde, pendant leurs longues courses errantes, pour devenir, avec une caste sacerdotale également très puissante, le brahmanisme des bords du Sind et au Gange*. En occident, le développement progressif du druidisme avait été parallèle à celui de la nationalité gauloise.

Et maintenant, quels étaient les dieux des Gau- • lois, ou plutôt, puisque les écrivains anciensne nous les ont guère fait connaître que sous des noms romains, à quelle divinité celtique correspondait chaque divinité latine? Les principaux dieux gaulois, suivant César, étaient : Mercure, Apollon, Mars, Jupiter, Minerve et Dis Pater, c'est-à-dire pour les Romains, Pluton'. Hésus ou Esus correspondait au Jupiter des Romains. Tout le prouve, d'abord c'est le même nom que celui que Zeuç, le grand dieu des Pélasges, que celui de ^Esu, l'ua des surnoms d'Indra, dans le Rig-Véda, que l'Aida, ou Destin, des Hellènes, que les Ases de Woden, et enfin que F^sar, le grand dieu des

1. M. Vivien de Saint-Martin, Étude sur la géographie et les populations primitives du nord-ouest de Vlnde, d'après le* hymnes védiques. Paris, 1859.

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