‹ Vercingétorix et l'indépendance gauloise: religion et institutions celtiquesChapitre 36 sur 71 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

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médecine, de la santé et de la force physique*. A ce titre, il présidait aux eaux thermales, sous divers surnoms, Apoîîmi Oranno, par exemple, pour Aix-la-Chapelle, AqucB Granni. Le dieu Belin, dont parle Hérodien, et que les Gaulois de la Gaule transpadane assimilait à Apollon, était la divinité d'une source de ce genre". A Autun, une autre source d'eaux thermales, consacrée à Bélénos avait, sorte d'ordalie celtique analogue à celle des eaux du Rhin, la vertu de découvrir les parjures'. Bélénos présidait encore aux plantes médicinales, dont plusieurs portaient son nom; par exemple, le lelinuntia, la jusquiame, l'apollinaire de Pline l'Ancien, que Ton appelle encore vulgairement aujourd'hui herbe de Sainte-Appoline; par exemple encore le ieliucandar^ notre millefeuille, l'achillée classique, pour guérir les blessures. C'est une prêtresse d'Apollon qui, dans Virgile, enfant de la Gaule Cisalpine, indique la forêt où se cachait le rameau d'or qui ouvrait les portes d'un autre monde, et qui était le gui druidique, comme le doux poète l'indique assez lui-même,

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