VE CINGÉTORIX
que. A s'en tenir aux inscriptions connues et à rétymologie de ce nom, Bélisama, parèdre de Bélénos, se confondait plutôt avec la Sulis britannique, ou d'autres déités favorables au bien-être des hommes, et personnifiées aussi dans les eaux ou jîans le soleil.
Camoul (Camoulos) était le Mars celtique, d'après des inscriptions positives *, et la racine de ce nom, en irlandais kam^ kama, puissant, courageux. C'était l'un des plus grands dieux nationaux du peuple le plus belliqueux de l'ancien monde. Il faut bien en convenir, en voyant le grand nombre de noms dans la composition desquels entre celui de Camoul, nom de chefs, de femmes, de villes, de peuplades, de contrées, Camulogène, Camma, Camilla, Camulognata, Andecamulenses, Camulossesa, Camulodunum.
A mesure que nous avançons dans cette étude de la religion gauloise, ce sujet devient à la fois plus curieux et plus épineux. César parle d'un
1. OreUi, 1,977, 1,978« J. de Wal, Mythoîog. septentrionalis monumenta epigraphicay n«« xxi, xxii. — Gruter, 56.— Steiner, CorpiAS inscripU Rhen., n® 590. — Reinesius, Nov. repert, inscript* antiq., appendice, p. 809 et 1,029. — Muratori, Inscript-i t. II, eh. II, p. 802, n« 3.